Documents pour «Économie»

Forum Nîmois - Charles GIDE - REVERCHON - 26 AVRIL 2018

1h34min10

Cher Antoine Reverchon,

Nous nous connaissions par écrit, si je puis dire. Moi, bien
sûr par les articles de vos confrères, de vous-mêmes, et d’économistes que vous
publiez dans La Monde, et vous me connaissez car, de temps à autre, par votre entremise
j’en publie un dans ce quotidien que je lis depuis 60 ans, c'est-à-dire depuis
l’âge de 15 ans, si l’on décompte mes 27 mois de service militaire.

Quelquefois, je vous en fais l’aveu, Le Monde m’énerve, car
on y sent comme un désir de trouver, à tout prix, une critique négative à faire
sur telle ou telle mesure qui semble pourtant légitime à une majorité. Mais , à mon sens , comme à celui de la
plupart de vos lecteurs, c’est quand même l’outil d’information écrite
indispensable pour comprendre une actualité que les chaines d’info et les
grands chaines de radio et télévision, publique ou privées n’expliquent pas
suffisamment. Merci Le Monde !

Et merci Antoine Reverchon d’être parmi nous ce soir. Vous êtes journaliste au Monde depuis 1994. Vous étiez d’abord au Monde
de l’éducation puis au Monde Économie depuis 1999. Vous êtes devenu rédacteur
en chef du Monde Économie en 2005 et, en 2012, vous êtes devenus responsables
des pages « Idées » et des chroniques du cahier Économie ; De plus vous êtes responsable éditorial du
Bilan du Monde qui est une édition
annuelle Vous représentez Le Monde au
Comité d’organisation des « Rendez-vous
de l’Histoire » à Blois, en octobre de chaque année, dont le créateur-animateur, Jean Noêl Jeanneney est venu aussi nous faire une conférence

C’est l’une de vos chroniques qui m’a donné l’idée de vous inviter. Elle
traitait dans la dimension trop brève d’une chronique, de l’histoire longue de
l’économie mondiale.

Pour moi, les rapports
sociaux, ceux qui structurent la société, ont été très longtemps
« contenus » comme disait Maurice Godelier, dans les rapports familiaux
qui fonctionnaient donc aussi comme rapports politiques et économiques. Ce fut la très longue période des sociétés de
chasseurs cueilleurs : 100.000/150.000 ans. L’homme se définissait comme
frère, mari, oncle, et c’est à ce titre, qu’il exerçait des fonctions que nous
qualifions de politiques ou économiques.

Puis est venue la
révolution néolithique, celle qui allait introduire l’agriculture et l’élevage.
En même temps un pouvoir extra-familial allait naître, car l’agriculture de
semis rendait toute la société redevable des semences à la génération
précédente, laquelle commença d’exercer un patriarcat puis un vrai pouvoir
politique. Les rapports politiques s’extrayaient des rapports familiaux. Sur les fleuves, grâce aux crues qui
rendaient possible d’immenses récoltes, se construisirent donc des empires qui
devinrent théocratiques. C’est là, je pense, que vous commencez votre exposé.

Car c’est aussi dans ces
grands empires où est apparue l’écriture que se développent des phénomènes
économiques de masse si je puis dire, qui même s’ils ne sont pas économiques,
mais politique et religieux aux yeux de ceux qui les vivent, sont bien
économiques pour nous qui faisons aujourd’hui clairement la distinction.

Avant de vous passer la
parole, cher Antoine Reverchon, comment qualifiez-vous le système extrêmement
bizarre qui s’est installé en Chine aujourd’hui, et qui semble reprendre
l’histoire de la Chine expansive d’avant
le renfermement des Ming avec un sommet politique tout puissant, le Parti
communiste, comme l’était le fils du Ciel, du style empire théocratique, mais
en même temps une économie de marché avec ses grands capitalistes. C’est vers
ce mix improbable que semblent d’orienter à la fois Cuba et la Corée du nord.

Avez-vous poursuivi votre
histoire longue de l’économie mondiale jusqu’à ce système nouveau. Nous vous
écoutons avec la plus grande attention.

32 boulevard Magenta

Nadège Abadie

05min00

Huit-clos dans un salon atypique. Katya, 80 ans, coiffeuse depuis l'âge de 16 ans, dit tout ce qu'elle pense. Ici, ça parle de politique, de religion, de fric, des vieux, des jeunes, des chats, d'Amy Whinouse, de Loana, des cons, de la mort, de la crise...  

La bataille des dix millions

De Chris Marker

59min28

Le discours autocritique de Fidel Castro, le 26 juillet 1970, précédé de l'analyse de cette année historique pour Cuba. Quelques mois auparavant, Fidel Castro lançait un appel à la population cubaine pour qu'elle réunisse tous ses efforts afin de doubler la récolte de la canne à sucre, seul moyen de freiner le déclin catastrophique de l'économie cubaine. Malgré une mobilisation extraordinaire, le but n'a pas été atteint.

Le train en marche

De Chris Marker

31min18

Préface du « BONHEUR », l’expérience du ciné-train d’Alexandre Medvedkine qui roula durant 294 jours, filmant les problèmes de la révolution russe et du développement économique de 1930.

Capital humain, capital culturel

F. MARIET

26min03

Confrontation de l'approche économique et de l'approche sociologique de l'accumulation de culture et de formation (constitution d'un capital, transmission, etc.). Le film est centré sur l'interview de deux spécialistes : J.-C. Eicher (économiste) et P. Bourdieu (sociologue). A l'exposé de la problématique et des principales doctrines sont associées des séquences illustratives. Vues réelles - animations.

Conférence #183 de Maria Fusaro : " Histoire mondiale et histoire maritime: intrications des perspectives juridiques et économiques "

58min37

Dans le cadre du cycle de conférence de la fondation Institut
d'Etudes Avancées de Nantes, Maria Fusaro, Professeure d’histoire sociale et économique à l’époque moderne, et directrice du Centre d’Etudes Historiques Maritimes, a présenté la lecture inauguraule de l'atelier TRUST sur l' " Histoire mondiale et histoire maritime : intrications des perspectives juridiques et économiques ", introduit par Lakshmi Subramanian, historienne indienne et chercheure à l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes. Un préambule présenté par matthieu Forlodou, assistant scientifique et chargé de mission à l'IEA de Nantes.

Conférence #181 de Eberhard Kienle : " La résilience de l'Etat défaillant "

54min53

Dans le cadre du cycle de conférence de la fondation Institut
d'Etudes Avancées de Nantes, Eberhard kienle, directeur de recherche au CNRS dans le domaine de la sociologie et de l’économie politique des pays du Moyen-Orient, a présenté " La résilience de l'Etat défaillant ", introduit par Pierre Musso, Philosophe et membre associé de l'Institut d'Etudes Avancées de Nantes.

Retour à Forbach

De Régis Sauder

1h19min35

Régis Sauder revient dans le pavillon de son enfance à Forbach. Il y a 30 ans, il a fui cette ville pour se construire contre la violence et dans la honte de son milieu. Entre démons de l'extrémisme et déterminime social, comment vivent ceux qui sont restés ? Ensemble, ils tissent mémoires individuelles et collectives pour interroger l'avenir à l'heure où la peur semble plus forte que jamais.

Questions économiques autour de l'ingénierie écologique

09min59

Harold Levrel, professeur à AgroParisTech, évoque dans
cette vidéo (9'59) plusieurs questions économiques en lien avec le
déploiement d'une ingénierie écologique : domaines d'activité qui en
tirent un bénéfice, instruments publics qui incitent à avoir recours à
de telles pratiques, bénéfices pour la société de ce type d'approche
basées sur la nature et enfin, importance de ce secteur d'activité en
termes d'emploi.

La Reine Vierge - Elisabeth 1ère 2 épisodes

Cette mini-série retrace la vie et le destin de la Reine Elisabeth 1ère, qui a su stabiliser l'économie et gagner le respect et le dévouement de ses sujets après son accès au trône en 1553, dans une Angleterre en ébullition. De son statut de princesse à celui de monarque avisée, de son emprisonnement à celui de sa demi-soeur et rivale, Marie, reine d'Ecosse, de ses conquêtes implacables à ses rêves romantiques, Elizabeth s'est acharnée à défendre ce qu'elle aimait le plus au monde : le pouvoir.

Iran, le réveil d'un géant

Julie Lerat

1h11min20

Après avoir été isolé pendant près de quarante ans, l'Iran, Etat d'Asie de l'Ouest, semble s'ouvrir au monde. Le peuple, dans son immense majorité, souhaite que son pays fasse valoir son potentiel dans de nombreux domaines : des réserves de gaz et de pétrole sous-exploitées, une jeunesse instruite et un patrimoine fascinant. Mais le corps des gardiens de la révolution, organisation paramilitaire d'élite de la République islamique, s'oppose farouchement à cette ouverture. Il est dans le collimateur de Washington. Mais l'Europe - la France en tête - veut croire au dialogue avec l'Iran.

La fin de l'intégration européenne telle que nous la connaissons

Olivier BOUIN

1h53min16

Conférence d'Olivier Bouin à la Fondation Gulbenkian   Conférence d'Olivier Bouin, en partenariat et dans le cadre des conférences "Tout se transforme" de la Fondation Gulbenkian. La construction européenne a tristement fêté ses 60 ans en 2017. Les conséquences de la crise financière de 2008, l’accentuation de la crise des réfugiés, le retrait du Royaume-Uni, la montée des populismes et des extrémistes ont fragilisé, dans l’esprit de beaucoup, les principaux acquis, voire le principe même, de la construction européenne. Nous assistons à un tournant historique qui marque la fin du processus de construction européenne tel que nous l’avons connu au cours des dernières décennies mais n’enterre pas définitivement l’idée européenne. Un autre destin commun européen est-il envisageable ? Quels en seraient les objectifs et les ressorts ? Olivier Bouin est directeur du Collège d’études mondiales de la Fondation maison des sciences de l’homme (FMSH) qui accueille des chercheurs reconnus à l’échelle internationale. Il est également directeur du Réseau français d’instituts d’études avancées (RFIEA). Docteur en économie de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS, Paris), il détient un Master en sciences politiques de l’Institut d’Études Politiques (IEP, Paris) et un master en économie internationale (Université de Paris). Il a été chargé de cours en économie à l’Université de Paris Panthéon-Sorbonne, chercheur au Centre Français de recherche en sciences sociales de Prague (Cefres) et chercheur senior à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris. Il a également été directeur du service de coopération culturelle et scientifique des ambassades françaises de Rome et de Boston. Il est l’auteur de nombreuses publications parmi lesquelles : Le rééquilibrage entre secteurs public et privé : l’expérience des pays en développement (1991), Different paths to a market economy : China and European economies in transition (1998).