Documents pour «Mémoire»

CHRISTIAN SIRREY, ANCIEN PEINTRE PUIS CHEF D'ÉQUIPE CHEZ CASE.

Christian SIRREY

1h08min26

C’est avec une grande émotion que Christian Sirrey se remémore ses 24 années passées au sein de l’entreprise CASE. Originaire de Reuilly (Indre), celui-ci arrive en 1958 à Vierzon à l’âge de quatorze ans. Un CAP peintre en poche, il acquiert de l’expérience professionnelle au sein de différentes entreprises. En 1972, il rejoint l’entreprise CASE, d’abord comme peintre au pistolet, puis comme chef d’équipe 8 ans plus tard. Ce changement de statut ainsi que son investissement en tant que syndiqué lui confère un statut singulier qui le place « une fois du côté des ouvriers, une fois du côté des patrons », une position parfois difficile à tenir. En 1995, à 45 ans, Christian Sirrey assiste avec les 250 derniers employés à la fermeture de l’usine vierzonnaise. Par chance, il retrouve une place chez France Fermeture, petite entreprise spécialisée dans la construction de volets, de stores, de persiennes, en qualité de chef d'équipe. Il y travaillera jusqu’à sa retraite définitive onze ans plus tard.
Cet
entretien a été réalisé dans le cadre de la recherche MEMOVIV menée par une
équipe de chercheurs en sociologie de l'Université de Tours (CITERES/CETU
ETIcS), avec le soutien des archives départementales du Cher et de CICLIC, L'agence du Centre Val de Loire pour le livre, l'image et la culture numérique.

Enquête,
réalisation et montage : Paula Pasquet

MEMOVIV
a bénéficié du financement de la région Centre Val de Loire complété par celui
de la DRAC Centre et de la ville de Vierzon.
Avec le concours de l’ESCOM/FMSH pour la conception et le développement du
site Internet dédié à la mémoire du travail à Vierzon : MEMOVIV

DOMINGOS ALVES, ANCIEN CHAUFFEUR DE FOUR PUIS FONDEUR ET MOULEUR DANS LA FONDERIE CHAVY.

Domingos ALVES

1h37min18

Dans cet entretien, Domingos Alves raconte comment il a commencé à travailler à l'âge de 24 ans comme chauffeur de four à la Fonderie Chavy en 1972 et se remémore sa carrière dans ce même établissement pendant près de 35 ans où il termine comme mouleur suite à un accident du travail. Il évoque la lourde responsabilité qui lui incombait de ne pas faire exploser le four, requérant une attention de tous les instants. Il plonge dans ses souvenirs pour nous dépeindre la dureté mais aussi la complexité de son travail qu'il exécutait avec passion. L'entretien est également l'occasion de nous faire part des changements techniques qui ont accompagné l'évolution de son métier.
Cet
entretien a été réalisé dans le cadre de la recherche MEMOVIV menée par une
équipe de chercheurs en sociologie de l'Université de Tours (CITERES/CETU
ETIcS), avec le soutien des archives départementales du Cher et de CICLIC, L'agence du Centre Val de Loire pour le livre, l'image et la culture numérique.

Enquête et réalisation : Céline Assegond et Guillaume Etienne

montage : Céline Assegond

MEMOVIV
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Avec le concours de l’ESCOM/FMSH pour la conception et le développement du
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ELISABETH HELLEC, ANCIENNE MÉCANICIENNE EN CONFECTION ET NADINE ISAMBOURG, ANCIENNE PATRONIÈRE-GRADEUSE.

Nadine ISAMBOURG

1h29min00

Dans cet entretien, Elisabeth Hellec et Nadine Isambourg reviennent sur leurs travaux d’études à travers la présentation de différentes pièces. Leurs échanges nous permettent d’appréhender l’apprentissage de la couture à la fin des années 60 et de prendre la mesure des savoir-faire requis. Leur discussion les amène à comparer les conditions d’exercice de leur travail, la première ayant exercé comme mécanicienne en confection, la seconde comme patronière -gradeuse. N. Isambourg évoque ses années passées dans l’entreprise de confection Julietta où elle rentre en 1974 et la grève des 120 jours ayant précédé la fermeture de l’usine. Elle décrit également son travail dans l’entreprise de Mme Ayoun, connu sous la marque commerciale « Albert de Cilhac », où elle a exercé de 1982 à 1998. Elle en profite pour nous présenter un modèle de chemisier de cette marque qu’elle a conservé.

Cet
entretien a été réalisé dans le cadre de la recherche MEMOVIV menée par une
équipe de chercheurs en sociologie de l'Université de Tours (CITERES/CETU
ETIcS), avec le soutien des archives départementales du Cher et de CICLIC, L'agence du Centre-Val de Loire pour le livre, l'image et la culture numérique.

Enquête,
réalisation et montage : Céline Assegond
Consultez un autre témoignage d'Elisabeth Hellec

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Atlal

De Djamel Kerkar

1h51min15

Atlal: une discipline poétique qui consiste à se tenir face aux ruines et à faire resurgir sa mémoire, ses souvenirs du visible vers l'invisible. Entre 1991 et 2002, l'Algérie en proie au terrorisme a connu officiellement la perte de 200 000 vies.

NICOLE MOREAU, ANCIENNE APPRENTIE PUIS COUPEUSE AUX TRICOTAGES DU VERDIN.

Nicole MOREAU

1h15min30

Nicole Moreau raconte comment elle est entrée le jour de ses 14 ans comme apprentie coupeuse aux Tricotages du Verdin, une entreprise située à proximité des baraquements en bois qu’elle habitait. Elle y effectue sa formation de 1961 à 1964 et reste y travailler jusqu’en 1967, année où elle quitte Vierzon pour s’installer à Bourges. Elle rejoint à nouveau les Tricotages du Verdin en 1972 et 1973, mais cette fois comme coupeuse à domicile. Elle se remémore son travail et dépeint l’ambiance qui régnait dans les ateliers. Elle nous rapporte aussi, avec beaucoup de nostalgie, plusieurs anecdotes décrivant ses relations avec ses patrons, M. et Mme Versinger, qui étaient plein de sollicitudes à son égard.
Cet
entretien a été réalisé dans le cadre de la recherche MEMOVIV menée par une
équipe de chercheurs en sociologie de l'Université de Tours (CITERES/CETU
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Enquête,
réalisation et montage : Céline Assegond

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GAËTAN DOUEZ, ANCIEN DIRECTEUR TECHNIQUE AUX TRICOTAGES DU VERDIN.

Gaëtan DOUEZ

1h40min19

Gaëtan Douez relate sa carrière aux Tricotages du Verdin connus sous la marque commerciale « Tricots Gégé ». Entré en janvier 1956 comme « directeur technique », il travaille dans cet établissement jusqu’à sa fermeture en 1981. Il raconte comment, pendant 25 ans, il a vu l’usine s’agrandir et se doter de nouveaux ateliers équipés de machines performantes tels « l’atelier rectilignes » et « l’atelier Fully fashion ». Il explique l’entretien des machines mais aussi en quoi consistait son travail d’échantillonneur qui s’effectuait en étroite collaboration avec la styliste. Tout au long de l’entretien, il dépeint la vie de l’entreprise avec ses horaires, son ambiance, ses fêtes et détaille la personnalité de son patron, M. Versinger, au caractère à la fois emporté et généreux.
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Les corps patients

De Jonathan Ricquebourg

18min56

Une salle aux murs pastel. Une personne attend, elle regarde sa montre. Un couloir dans lequel chacun vient accrocher son manteau, jour après jour. Un quotidien lent et banal. On cherche son manteau. Lequel est le mien ? Ce qui a pu être si simple devient alors si difficle... On aide les patients. On organise des ateliers. Mais dans ce labyrinthe, château d'oubli, le temps ne s'écoule plus de la même manière. Est-ce qu'on est jeudi ? Mercredi ? En mars ? Le quotidien se délite. Mais parfois, un atelier de gymnastique, quelques pas de danse révèlent une situation qui fait sourire et pleurer. La tristesse comme le bonheur passe, sitôt vécu, sitôt oublié. Il faut perpétuellement recommencer. Pourtant quelque chose refuse de disparaitre. Quelque chose résiste derrière ces visages, ces regards perdus. Une humanité ?

MICHEL ROUSSEAU, ANCIEN DIRIGEANT DE L'ENTREPRISE DE CONFECTION ROUSSEAU.

Michel ROUSSEAU

1h05min14

Michel Rousseau revient sur ses débuts dans le domaine de la confection et raconte comment il a poursuivi en 1952 et développé jusqu’en 1989 l’activité commencée en 1932 par son père. Alors qu’au départ la production s’effectuait en grande majorité grâce au travail à domicile, l’année 1960 voit la construction d’un bâtiment dédié à l’activité industrielle. Il nous décrit l’alimenteur automatique Durkopp 755, équipement à la pointe de la modernité dont il a doté son atelier. S’il évoque la création de sa propre marque « Baby Berry », dévolue aux enfants et adolescents, il explique aussi comment à partir de 1974 il travaillait pour les « donneurs d’ordre » notamment pour l’entreprise Weinberg à Bourges. Tout au long de l’entretien, il évoque la vie de l’entreprise, en particulier les liens qui l’unissaient à ses employées et ouvrières, considérant le personnel comme le véritable capital de son entreprise.
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SIMONE BLONDEAU, ANCIENNE CONTREMAITRESSE AUX ETABLISSEMENTS ROBINET.

Simone BLONDEAU

55min46

Simone Blondeau nous raconte avec humilité son expérience de contremaîtresse dans le secteur du prêt-à-porter féminin, au sein des Etablissements Robinet. Embauchée en 1955, à l'âge de 20 ans, elle est témoin de l'essor de la société : "J'ai grandi avec l'entreprise" se souvient-elle. Dans cet entretien, elle se remémore la période de son apprentissage, évoque ses liens avec ses subordonnées, décrit l'organisation du travail et le système de chronométrage. Elle parle également des moments de convivialité à travers les "fêtes des cousettes".
Cet
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ETIcS), avec le soutien des archives départementales du Cher et de CICLIC, L'agence du Centre-Val de Loire pour le livre, l'image et la culture numérique.

Enquête, réalisation et
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The cured

De David Freyne

Des années après que l'Europe ait été ravagée par le virus Maze qui transforme les humains en monstres cannibales, un antidote est enfin trouvé. Senan Brown est hanté par ce qu'il a fait. Alors qu'il revient vivre chez sa belle-sœur devenue veuve, la peur et la suspicion risquent de plonger de nouveau le monde dans le chaos.

GUY LORDET, CRÉATEUR DE LA MARQUE DE PRÊT-À-PORTER SOPHIE DE SOLOGNE.

Guy LORDET

1h04min18

Originaire de Bourges, Guy Lordet exerce comme commercial puis co-directeur pendant une dizaine d'années dans les Etablissements Rodier. En 1971, il quitte cette société pour fonder son propre atelier de fabrication, Héry confection, avant de se lancer dans la création de la marque de chemisiers Sophie de Sologne dont il s'ocuppera pendant plus de 20 ans jusqu'en 1996. Il nous livre un témoignage sur le secteur du prêt-à-porter "moyen de luxe". Il nous raconte comment ses représentants et lui-même démarchaient les grossistes, les grands magasins et les petits détaillants, à Paris et en Province, avant de confier la production des commandes à des ateliers de fabrication situés à Vierzon et ses environs mais aussi dans le département de l'Indre. L'entretien nous plonge dans l'ambiance du Sentier à Paris, des Salons de mode, du système des nouveautés, des collections saisonnières, etc. Il nous relate également le fléchissement du secteur dans les années 1990, en lien avec les importations d'origine chinoise. Enfin, l'entretien propose une analyse du secteur tel qu'il se présente aujourd'hui.
Cet entretien a été réalisé dans le cadre de la recherche MEMOVIV menée par une équipe de chercheurs en sociologie de l'Université de Tours (CITERES/CETU ETIcS), avec le soutien des archives départementales du Cher et de CICLIC, L'agence du Centre-Val de Loire pour le livre, l'image et la culture numérique.
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PARCOURS DE JEAN-PIERRE DUBOUR, ANCIEN DÉCOLLETEUR PUIS CARISTE CHEZ CASE (PARTIE 1 - test mise en ligne).

Jean-pierre DUBOUR

14min12

Après plusieurs entretiens et une participation assidue au projet Memoviv,
Jean-Pierre Dubour, ancien décolleteur puis cariste chez CASE, livre ici autant
un récit de vie vierzonnais qu'un bilan de son parcours professionnel. Cette
première partie d'un entretien réalisé au Musée de Vierzon en décembre 2017,
est l'occasion pour Jean-Pierre Dubour de dresser une sorte de bilan de ses
nombreux entretiens pour Memoviv. Particulièrement riche, l'implication de
Jean-Pierre Dubour dans la recherche est telle, que quelques mots succincts
permettent de retracer de manière synthétique une trajectoire professionnelle
vierzonnaise. En choisissant ses mots, Jean-Pierre Dubour en profite pour
livrer un touchant hommage à ses amis de la CASE.