Documents pour «Le Caire»

OSS 117 le Caire nid d'espions

De Michel Hazanavicius

1h38min58

Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions.
Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117.

Bande annonce: Une nuit au Caire avec le maître Ahmed Wahdan, Musiques et ambiances urbaines

01min56

Une nuit au Caire, avec le maître Ahmad Wahdan
(chant, luth arabe et accordéon), Musiques et ambiances urbaines

Une proposition de Vincent Battesti & Nicolas Puig, 2016
L’artiste

Ahmed Wahdan est un artiste populaire égyptien et l'un des derniers représentants de
l'école de l'Avenue Mohamed Ali au Caire. Cette avenue — longtemps prestigieux centre de
la musique en Égypte — est désormais fréquentée par des chanteurs et des instrumentistes
issus des quartiers populaires environnants. Il s’agit de musiciens non-académiques et la
plupart du temps non lecteurs. Ils exercent dans les mariages populaires, les soirées privées
ou encore les muled (fêtes de saint dans le tissu urbain ancien).


Ahmad Wahdan s’ancre dans une tradition urbaine et est dépositaire d'un important répertoire de
chansons des années vingt (Hatgann, le second morceau du film) jusqu'aux années soixante-dix, chansons qu'il interprète en s'accompagnant au ‘oud (luth arabe) et à l’accordéon (acclimaté depuis des décennies à la musique arabe et ses quarts de ton). Il écrit et compose
aussi ses chansons (‘atshan ya nour, le premier morceau du film).


La mise en scène


Un musicien plutôt âgé, avec son luth et son accordéon, accompagné d’un percussionniste font face
au public. Ils ne sont pas vraiment sur une scène, mais assis comme dans un café. L’ambiance sonore
du Caire, diffusé sur les enceintes, emplit l’espace, nous transporte là-bas, en Égypte. L’intensité de
cette ambiance varient et laisse toujours au premier plan la voix du maître. Ahmad chante, la voix
brûlante du Caire. Derrière lui et son percussionniste, des images de la ville défilent, mélanges de
photographies, de vidéos et de vieux films (montage Vincent Battesti). Durant une heure et demie, Ahmad chante, mais aussi
parle et raconte son Caire (nous traduirons en français). Le montage sonore qui l’accompagne — des
ambiances « longues » auxquelles sont cousues en live [avec le logiciel Live Ableton, par Vincent Battesti] des évènements
sonores qui signent l’espace urbain égyptien — restitue les ambiances sonores du Caire, des plus
ordinaires (oiseaux et traffic, appels à la prière et voix, marchands et enfants) aux sonorités électriques et sur-amplifiées des fêtes de mariage et des cérémonies de louange à Dieu et à son prophète.
La musique et les sons s’entrelacent subtilement tout au long d’une promenade dans la nuit du Caire
où le chanteur et son percussionniste nous délivrent le vieux répertoire des chansons urbaines, présence vivante d’un âge d’or égyptien.


Une édition de ce concert/évènement a eu lieu le 10 juin 2017, pendant une soirée de ramadan à Paris, à l'Institut des cultures d'islam, organisé par Vincent Battesti & Nicolas Puig.

Wedding Party in Darb al-Ahmar , A popular Neighborhood — Cairo, Egypt (Vincent Battesti, March 31st, 2011)

Vincent BATTESTI

12min34

Deux mois après le début de la révolution égyptienne de 2011, la vie se poursuit, les mariages reprennent au Caire. Cette vidéo a été montée dans la perspective d’un contre-don: la vidéo retournait à la famille de la mariée: son père, qui travaille dans une forge, m’avait invité au mariage. Le mariage se passe dans une salle communale et non en plein air en privatisant une rue ou des ruelles comme cela se passe habituellement dans les quartiers populaires du Caire comme celui-ci (à Darb al-Ahmar). Il faut peut-être y voir l’influence d’une insécurité post-révolutionnaire et aussi l’évolution du mariage populaire qui imiterait les mariages bourgeois des classes supérieures. Two months after the start of the 2011 Egyptian revolution, life goes on, weddings resume in Cairo. This video has been edited in the perspective of a back gift: the video returned to the family of the bride: her father, who works in a forge, had invited me to the wedding. The marriage happens in a community hall and not in the open air by privatizing streets or alleys as it usually happens in the popular neighborhoods of Cairo, as here in Darb al-Ahmar. It is maybe the influence of post-revolutionary insecurity and also the evolution of the popular wedding that would mimic the bourgeois marriages of the upper classes.

Graffiti-Baladi

Leslie Villiaume

52min05

Depuis la "Révolution du Nil" de janvier 2011, le graffiti, qui est après tout une voie de l'éducation populaire, s'est très fortement développé, devenant l'expression même du mécontentement, de la revendication et de la colère. Il offre une vraie narration sur fond politique. Il retrace les différents événements qui ont marqué la révolution et se dresse contre les mensonges des médias. De retour en France, les deux jeunes réalisatrices sont heureuses de pouvoir porter la voix de ceux qui ont choisi l'engagement et non la passivité, et de rendre hommage aux personnes qui ont laissé leur vie au nom de la liberté, ceux dont le visage apparait maintenant sur les murs du Caire.

Mazalim in Ottoman Cairo: the role of the Sultan and the provincial governor in administering justice

James Edward BALDWIN

18min53

Journée d'études 6-7 janvier 2012 
Institut Français d'études Anatoliennes - Istanbul 


Organisée par : Yavuz Aykan (doctorant Ehess - Université de Munich), Juliette Dumas (doctorante Ehess – IFEA) et Işık Tamdoğan (chercheur CNRS – IFEA)


I.    Pluralité des institutions judiciaires et leur interaction
James Edward Baldwin (Post doctorant, Queen Mary University, Londres) 
”Mazalim in Ottoman Cairo: the role of the Sultan and the provincial governor in administering justice”

Soeur Emmanuelle, une femme d'exception

De Alain Dhenaut

52min27

Soeur Emmanuelle vient de fêter ses 94 ans. Jeune fille de bonne famille, elle a quitté son milieu pour entrer dans les ordres, avec le désir farouche d'aider les plus démunis. Sans relâche, avec son association, elle se bat pour les exclus du monde entier.