Documents pour «Cancer»

Les maladies neurodégénératives

Alim-Louis BENABID

1h11min01

Avec les tumeurs cérébrales et les maladies vasculaires, les maladies dégénératives constituent les affections les plus fréquentes du système nerveux central. Leur relative fréquence, la sévérité de leurs atteintes, les infirmités qu'elles engendrent les ont rendues tristement célèbres et connues du grand public : maladie d'Alzheimer, de Parkinson, chorée de Huntington, sclérose latérale amyotrophique, sclérose en plaques, dystonie de l'enfant, sont autant de termes appartenant au langage courant tant elles font partie de la vie courante. Leur gravité, souvent liée à l'absence de thérapeutique, en fait un fléau redoutable qui, de part leur diversité peut atteindre l'enfant comme l'adulte, la moelle comme l'encéphale, la motricité comme les fonctions supérieures. Elles peuvent toucher les neurones comme les constituants de la substance blanche tels que la myéline, se limiter à des structures très précises, ou s'étendre à l'ensemble du système nerveux, concerner l'enfant et l'adulte jeune ou au contraire faire partie de ce que l'on nomme les maladies liées au vieillissement. Leur mécanisme aussi est très variable et ce qui fait finalement leur unité, le trait commun qui les caractérise, est l'existence d'une dégénérescence progressive et souvent inéluctable de tout ou partie du système nerveux, d'où leur appellation de maladies neurodégénératives.

Le cancer

Moshe YANIV

1h20min27

"Le cancer et les maladies cardiovasculaires sont les deux premières causes de mortalité dans les pays développés. Les études expérimentales faites sur les virus capables d'induire le cancer et l'analyse des bases génétiques et moléculaires du développement du cancer ont permis un grand pas en avant dans la compréhension du développement du cancer chez l'homme. La conversion d'une cellule saine en une cellule tumorale est un processus à étapes multiples qui est conditionné par la modification du fonctionnement d'au moins quatre de nos gènes. Cela explique pourquoi la formation du cancer est un processus progressif qui touche le plus souvent les personnes âgées. Des mutations dans un certain nombre de gènes appelés ""protooncogènes"" les convertissent en oncogènes qui stimulent la prolifération cellulaire et inhibent leur différenciation terminale. La perte, par mutations ou délétions, d'une autre classe de gènes appelés ""gène suppresseurs de tumeurs"" ou ""antioncogènes"" permet à la cellule tumorale d'échapper à des verrous de contrôle de la multiplication cellulaire. D'autre gènes concernés, comme la télomérase, rendent les cellules tumorales immortelles. Certains cancers (moins de 10 %) sont d'origine familiale, tandis que d'autres sont associés à des infections avec certains virus comme le virus de l'hépatite B, des virus de papillome etc. "

Traitement des cancers localisés de la prostate par ultrasons focalisés

Albert GELET

07min42

Un contrôle local des cancers localisés de la prostate peut être obtenu grâce à une destruction du tissu prostatique par un faisceau d'ultrasons focalisés émis par voie endorectale. Le film montre un traitement réalisé par le prototype Ablatherm 1.1 de Technomed Médical System. Le traitement est réalisé sous rachi-anesthésie. La tête de tir (associant un transducteur de thérapie focalisé à 40 mm, travaillant à 2,22 mhz et une sonde d'échographie endorectale biplan KRETZ (7,5 mhz) est facilement introduite dans le rectum. Des coupes échographiques transversales sont effectuées tous les 2 mm. Sur chaque plan de coupe, l'opérateur définit la zone qu'il souhaite traiter. Le traitement se déroule automatiquement couche par couche de l'apex prostatique jusqu'au col vésical. Chaque point du volume ciblé reçoit une dose ultrasonore équivalente. A la fin du traitement, une sonde à demeure est mise en place pendant 3 jours. FILMED_95-5204-048 1994