Documents pour «Art»

Du banal au sublime

21min51

M. Gérard Gromer présentateur d’émissions Radio à France Culture

Art et ordinateur : où en sommes-nous ?

32min43

M. Gérard Assayag chercheur à l’IRCAM/CNRS/UPMC

Portraits d’Abraham Moles

32min19

M. Gérard Gromer présentateur d’émissions Radio à France Culture

La femme au tableau Woman in Gold

De Simon Curtis

1h44min50

Lorsqu’il fait la connaissance de Maria Altmann, un jeune avocat de Los Angeles est loin de se douter de ce qui l’attend… Cette septuagénaire excentrique lui confie une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche, dont elle assure que celui-ci appartenait à sa famille ! D’abord sceptique, le jeune avocat se laisse convaincre par cette attachante vieille dame tandis que celle-ci lui raconte sa jeunesse tourmentée, l’invasion nazi, la spoliation des tableaux de sa famille, jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis.Mais l’Autriche n’entend évidemment pas rendre la "Joconde autrichienne" à sa propriétaire légitime… Faute de recours, ils décident d’intenter un procès au gouvernement autrichien pour faire valoir leur droit et prendre une revanche sur l’Histoire.

ART, CULTURE, HÔPITAL

Laurent MAGET

23min24

Sous la forme de témoignages, ce film « Art, Culture, Hôpital » concerne la présentation de la politique « culture santé » développée conjointement par le Ministère de la Culture et le Secrétariat d’Etat à la Santé, politique centrale et non accessoire. Deux messages conjuguent le récit : - En quoi la culture est-elle un outil pour l’hôpital ? - Quel intérêt pour le milieu artistique de se tourner vers l’hôpital ? Bien que le document expose succinctement les dispositifs d’état et donne quelques chiffres, l’essentiel de l’information repose sur le témoignage d’interlocuteurs précisément déterminés. Courtes (+/- 1 mn), les interviews de responsables culturels et hospitaliers irriguent la narration. Le malade n’intervient pas dans le récit pour éviter tout glissement dans le registre compassionnel. Il s’agit par ailleurs de trouver un équilibre entre les disciplines artistiques, les pathologies et les territoires. Les Intervenants Directeur d’hôpital et chorégraphe, Plasticienne ou responsable d’une Agence Régionale d’Hospitalisation, Homme de Théâtre et Responsable Culturelle Hospitalier, Conseiller DRAC et éducatrice de jeunes enfants en pédiatrie… Mathilde Monnier : Chorégraphe Centre National Chorégraphique de Montpellier / Association les Murs d’Aurèle Dr. Chalvons Demersay :Chef du Service de Pédiatrie Marie-Thérèse Pastor : Educatrice de jeunes enfants Château de Champs-sur-Marne Hôpital de Lagny Jacques Kraemer : Metteur en Scène Théâtre de Chartres Hôpital de Chartres Victor Flusser : Directeur du CFMI Centre de Formation des Musiciens Intervenants Hôpitaux de Colmar Marièle Boyer-Schaeffer : Directrice de l’Agence Régionale Hospitalière de Picardie 17 jumelages en Picardie depuis 1998 Lone Hestehave :Peintre-Sculpteur Musée Picasso Institut Mutualiste Montsouris Fondation 93 / Ministère de la Culture en  co-production avec les moyens techniques du Laboratoire Glaxo Wellcome France Musique Originale Chris Hayward Auteur-Réalisateur Laurent Maget - 2001

Rodin

De Jacques Doillon

2h00min08

À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer, composée de figurines dont certaines feront sa gloire, comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne.  À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange.

Parce que j'étais peintre L'art rescapé des camps nazis

De Christophe Cognet

1h40min50

Ce film mène une enquête inédite parmi les oeuvres réalisées clandestinement dans les camps nazis. Il dialogue avec les rares artistes déportés encore vivants et avec les conservateurs de ces oeuvres : des émotions qu'elles suscitent, de leur marginalisation, leurs signatures ou leur anonymat, de leur style, ainsi que de la représentation de l'horreur et de l'extermination.
Surtout peut-être, il contemple longuement les dessins, croquis, lavis, peintures, conservés dans les fonds en France, en Allemagne, en Israël, en Pologne, en Tchéquie, en Belgique, en Suisse...
Dans ce voyage parmi ces fragments d'images clandestines et les ruines des anciens camps, il propose une quête sensible entre visages, corps et paysages, pour questionner la notion d'oeuvre et interroger frontalement l'idée de beauté. L'enjeu en est dérangeant, mais peut-être pourrons-nous mieux nous figurer ce que furent ces camps, appréhender les possibles de l'art et éprouver ce qu'est l'honneur d'un artiste - aussi infime et fragile que soit le geste de dessiner.

Swim little fish swim

Lola Bessis

1h33min51

Dans son petit appartement new-yorkais où il vit avec sa femme, Leeward, musicien talentueux et atypique, compose des morceaux à l'aide de jouets de sa fille de trois ans, Rainbow.
Lilas, jeune vidéaste, traîne sa valise de squats d'artistes underground en galeries branchées, en espérant percer dans le milieu fermé de l'art contemporain.
Leur rencontre pourrait bien les pousser à enfin accomplir leurs rêves...

Femmes collectionneuses d'art et Mécènes

08min41

L'historienne Julie Verlaine présente son dernier ouvrage, Femmes collectionneuses d'art et mécènes, paru aux éditions Hazan (mai 2014). Y a-t-il une manière féminine de collectionner ? Une collection d’art peut-elle avoir un genre ? Julie Verlaine a effectué la première synthèse historique consacrée aux femmes collectionneuses d'art et mécènes en Occident depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours.L'itinéraire biographique et esthétique des collectionneuses les plus célèbres, Nélie Jacquemart, Hélène Kröller-Müller, Helena Rubinstein, Marie-laure de Noailles, Peggy Guggenheim montre la grande diversité des personnalités et des motivations.

L' Internationale Situationniste

54min13

Dernière avant-garde artistique, après dada et le surréalisme, mouvement politique considéré par certains comme "l'ancêtre de mai 1968", acteur de la contre-culture à la française des années 1970, le mouvement situationniste est devenu un mythe, personnalisé par l'un de ses leaders, Guy Debord. Le détournement de films, de comics ou de photos érotiques en est devenu sa marque de fabrique, son influence s'est exercée sur le mouvement punk de la fin des années 1970, des expositions, dans le monde entier en ont retracé une histoire métonymique de mai 68, jusqu'à ce que le ministère de la culture français classe les archives de Guy Debord  "trésor national" par une loi de 2009...  L'historienne Anna Trespeuch-Berthelot, auteur de l'ouvrage "L'Internationale situationniste, de l'histoire au mythe" (PUF) retrace dans ce documentaire l'histoire du mouvement situationniste et analyse sa réception : comment ce mouvement qui était confidentiel à sa création en 1957 est-il devenu ce mythe associé à la contestation de mai 1968 ?

Taiko : De l'art du tambour

TSUNAGARI TAIKO CENTER

11min34

Le Taiko nous vient du Japon: il signifie littéralement “le plus grand tambour”. Plus qu’un instrument de musique, c’est un véritable art: les performances témoignent du dynamisme et de l’énergie déployés par ceux qui en jouent. Au Japon, il est joué lors des festivals traditionnels comme au Narita Taiko Matsuri par exemple. À Paris, rares sont les lieux où on peut pratiquer cette tradition venue de loin. Ayuko et ses élèves nous racontent leur expérience et leur passion pour le Taiko au Tsunagari Taiko Center. Chaque année, cette école unique en France offre une performance inédite au Parc de Sceaux lors du Hanami en avril.

L’ATELIER II « Cartographie de l’espace postcolonial » 6 et 7 juin 2016 - Synthèse

Françoise Vergès

14min20

L’ATELIER II « Cartographie de l’espace postcolonial » 6 et 7 juin 2016   Commissaire Françoise Vergès, Chaire « Global South(s) » Collège d’études mondiales Avec la Villa Vassilieff et la Galerie Bétonsalon L’Atelier est un espace de travail collaboratif créé par Françoise Vergès qui réunit, depuis novembre 2015, artistes – arts plastiques, photographie, danse, théâtre, film - poètes, philosophes, sociologues, et écrivains.  L’objectif de L’Atelier II était de réaliser en deux jours une exposition qui évoquerait la prolifération de récits et de représentations non-hégémoniques dans l’espace postcolonial républicain en évitant le modèle de l’exposition coloniale  - la juxtaposition d’images. Il s’agissait de dénationaliser la cartographie, de provincialiser la France, de mettre à jour circulations, itinéraires, et l’inattendu ou l’imprévisible qui dessinent l’espace de l’écriture de  l’histoire des subalternes. Les participant-e-s furent invité-e-s à apporter images, livres, objets, sons, recettes de cuisine, chants, drapeaux, cartes géologiques, cartes imaginaires, récits de voyage, unes de journaux, photographies, films, instruments de musique, livres, pour réaliser de manière éphémère une cartographie inévitablement incomplète mais  mettant en jeu plusieurs approches et interprétations. Le principe de départ était le suivant : nous partirions de ce que nous avons – nos expériences, pratiques, savoirs, langues, mémoires – et de ce que nous avions apporté rejetant la logique hégémonique de l’économie du manque. Absence et manque furent des notions centrales du discours colonial, et sont des notions centrales de l’impérialisme et du capitalisme néo-libéral. L’Atelier II a eu lieu dans l’espace vide de la Galerie Bétonsalon au centre duquel nous avons disposé objets, livres, photos… Le premier matin, nous avons discuté dans quatre groupes – Nord, Sud, est, Ouest- d’une série de thèmes – frontières, camps, citoyens, migrants, mémoire, culture et en début d’après-midi, nous avons commencé à tracer l’itinéraire de notre exposition en disposant ensemble ou par groupes les objets. Parmi les gestes en commun, j’ai cuisiné un massalé de pommes de terre et haricots verts et nous avons cuit du riz pendant la session du mardi matin. Nous avons terminé l’exposition en début d’après-midi et nous nous sommes fait la visite. Nous avons découvert des performances et des lectures de poèmes et de textes, des films de voguing, des maquettes, un autel aux ancêtres, des photos, une exposition fut réalisée de manière collaborative et collective avec performances –danse et autres-, lecture de poèmes et de textes, voguing, films, maquettes, autel aux ancêtres, photographie… À 17h, l’exposition fut ouverte au public, elle prit fin le soir même de son ouverture. En effet, nous avons voulu respecter deux principes : rien ne serait apporté de nouveau après la première matinée et l’exposition serait  éphémère. Avec : Kader ATTIA (artiste), Lotte Arndt (auteure et commissaire d’exposition), Kemi BASSÈNE (artiste), Hacène BELMESSOUS (architecte), Jean-François Boclé (artiste), Seloua LUSTE BOULBINA (philosophe), Mélanie BOUTELOUP (Bétonsalon, Villa Vassilieff), Odile BURLURAUX (Musée d’art contemporain de la Ville de Paris), Marc CHEBSUN (écrivain), Emmanuelle CHÉREL (Beaux Arts, Nantes), Myriam DAO (artiste), Éva DOUMBIA (metteure en scène, écrivain), Christine EYENE (professeur et commissaire), Yo-Yo Gonthier (photographe), Sara GUINDANI-RIQUIER (directrice de la recherche, Collège d’études mondiales), Antoine IDIER (responsable des études à l'ENSAPC), Léopold LAMBERT (architecte, The Funambulist), Cynthia Voza Lusilu (artiste), Myriam MAHINDOU (artiste), Olivier MARBOEUF (Galerie Khiasma), Carpanin MARIMOUTOU (poète, écrivain, professeur de littérature), Yves MINTOOGUE (artiste), Pier NDOUMBE (artiste), Pascale OBOLO (Afrikadaa), Séverine ROUSSEL (architecte), Philippe ZOURGANE (architecte) et des étudiants d’école d’art. Filmé par Soizic Perrodou. Merci à l’équipe de Bétonsalon. L’ATELIER II   Cartography of A Postcolonial Space June 6 and 7, 2016   Curator: Françoise Vergès, Chair « Global South(s) » Collège d’études mondiales With the support of Villa Vassilieff and Gallery Bétonsalon     L’Atelier is a site of collaborative work created by Françoise Vergès which brings together, since November 2015, artists – plasticians, dance, photography, theater, film, performance – and poets, philosophers, sociologists, historians, art students and writers.   The objective of L’Atelier II was to realize a show in two days that would evoke the proliferation of non-hegemonic narratives and representations in the postcolonial republican space while avoiding the colonial model of juxtaposition of images. In other words, denationalizing the cartography, provincializing France, bringing to light circulations, itineraries, and the unforeseen that trace the space of the Subaltern’s writing of history. Participants were invited to bring images, objects, recipes, books, sounds, songs, maps, travel narratives, newspapers, posters, photos, films, music instruments, to realize an ephemeral and inevitably incomplete cartography that would bring together different approaches and interpretations. The principle was to do and create with what we had and thus to reject the hegemonic logic of the economy of lack – lack and absence have been instrumental in the colonial, imperialist and capitalist regime, and in the ideology of development, leading to a sentiment of frustration and blindness of what exists. Thus we would start with what we had – the diversity of our experiences, practices, knowledge, languages - and what we had brought- and realized something collectively. We met in the empty space of Gallery Bétonsalon and put all what we had brought in the center of the gallery. We met in four groups – East, West, North, South- to discuss topics –borders, camps, migrants, citizens…- and in the afternoon we started to organize the show, placing objects and images, tracing an itinerary. As a collaborative gesture, I cooked a massale of potatoes and green beans for all and we cooked rice during the June 7th morning session. By 11 am, we went back to the organization of the show, had a visit just for us and at 5pm, opened the show to the public. It was important both that nothing would be brought in after the first day and that our creation remained ephemeral and to realize in two days, a collective work. With, Kader ATTIA (artist), Lotte Arndt (writer and independent curator), Kemi BASSÈNE (artist), Hacène BELMESSOUS (architect), Jean-François Boclé (artist), Seloua LUSTE BOULBINA (philosopher), Mélanie BOUTELOUP (Bétonsalon, Villa Vassilieff), Odile BURLURAUX (curator, Musée d’art contemporain de la Ville de Paris), Marc CHEBSUN (writer), Emmanuelle CHÉREL (Beaux Arts, Nantes), Myriam DAO (artist), Éva DOUMBIA (writer, theater), Christine EYENE (curator and university scholar), Yo-Yo Gonthier (photographer), Sara GUINDANI-RIQUIER (director of research Collège d’études mondiales), Antoine IDIER (ENSAPC), Léopold LAMBERT (architect, The Funambulist), Cynthia Voza Lusilu ( artist), Myriam MAHINDOU (artist), Olivier MARBOEUF (Gallery Khiasma, curator, writer), Carpanin MARIMOUTOU (poet, writer, professor of literature Reunion Island), Yves MINTOOGUE (artist), Pier NDOUMBE (artist), Pascale OBOLO (Afrikadaa), Séverine ROUSSEL (architect), Philippe ZOURGANE (architect), and art students.     Filmed by Soizic Perrodou. Thank to  the team of Bétonsalon.