Documents pour «documentaire»

La mort de Danton

Alice Diop

1h04min52

Steve a 25 ans, la dégaine d’un « loulou des quartiers » ceux-là même qui alimentent les faits-divers sur la violence des banlieues. Il faut dire que « petite racaille », il l’était encore il y a quelques mois. Avec ses potes, compagnons d’infortunes, il « tenait les barres » de sa cage d’escalier, rêvant d’une vie meilleure entre les vapeurs des joints qu’ils se partageaient entre amis. En septembre 2008, il décide subitement de changer de vie. À l’insu de ses copains du quartier, il entame une formation d’acteur au cours Simon, une école de théâtre parmi les plus prestigieuses en France. Depuis, Steve embarque chaque jour dans son RER B. Depuis la station d’Aulnay il rejoint Paris et l’univers doré des enfants bien nés. Bien plus qu’un voyage social c’est un parcours initiatique qu’il entame dès lors, en tentant de faire de ce rêve d’acteur une entreprise de reconstruction. Ce film suit Steve à ce tournant de sa vie et tente de raconter sa difficile métamorphose.

Le jour a vaincu la nuit

De Jean-Gabriel Périot

28min33

Huit portraits. Huit rêves. Huit évasions. Les détenus de la maison d’arrêt d’Orléans ont et font des rêves. Le réalisateur Jean-Gabriel Périot leur a demandé de les raconter face à la caméra.     

L'homme qui n'a pas d'heure

De Vianney Lambert

31min42

"Dominique, Un jour, je t'ai demandé si tu aimais être photographié. Tu m'as répondu : “Non. Ça me fout les boules. Tu te vois, et tu vois ce que tu ne voudrais pas voir…”
Notre rencontre a duré le temps d'un film. Un film avec des images que tu laisses, et d'autres que tu emportes.
Parmi elles, il y a la dernière que j'ai filmée de toi." Dominique a perdu sa voix, c'est un homme qui est voué au silence. Pourtant, il rejoint une troupe de gens, tous partiellement aphones, pour chanter, ensemble...   

Les Hutchinson Rencontres autour de l'usine

Emmanuelle Bidou

54min00

Depuis plus d’un siècle des travailleurs venus du monde entier ont construit une ville autour de l’usine Hutchinson, au cœur du Loiret.  S’y sont formés, fondus, fortifiés des destins singuliers.  Des ouvriers conscients de l’extrême fragilité de l’industrie française racontent l’histoire de ce lieu de labeur, de souffrances, de luttes, de solidarités...

La mécanique des corps

De Matthieu Chatellier

1h18min30

Dans un centre de rééducation, des femmes et des hommes amputés réapprennent sans relâche à marcher ou à saisir. Une prothèse mécanique se substitue désormais à la partie manquante de leur corps. Ils sont devenus hybrides.

Nocturnes 2015

De Matthieu Bareyre

48min11

Une plongée dans les nocturnes de l'hippodrome de Vincennes, lieu peu à peu déserté qu'un groupe de jeunes joueurs transforme chaque soir en royaume. Dans ce monde d'échos et d'écrans, filmer pendant des mois leurs calculs, leurs corps et leurs cris : capter leur force.

A voix haute La force de la parole

De Stéphane De Freitas

1h35min09

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours "Eloquentia", qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d'y participer et s'y préparent grâce à des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène...) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».

Tout s'accélère

De Gilles Vernet

1h21min23

Gilles est un ancien trader devenu instituteur dans le 19ème arrondissement de Paris. Il s'interroge avec ses élèves de CM2 sur l'accélération vertigineuse de notre monde. Fasciné par leurs réflexions sur notre mode de vie et notre rapport au temps, il décide de les filmer puis d'aller à la rencontre d'experts du sujet. Pourquoi nos sociétés recherchent-elles toujours plus de croissance ? A quel impératif obéit cette accélération alors même que ces enfants de 10 ans mettent en évidence ses limites ?

Cléopâtre 2 documentaires

Retrouvez la destinée de la plus célèbre des reines égyptiennes, Cléopâtre VII. Le second documentaire s'intéresse à l'histoire d'un pharaon peu connu, Snefrou, pourtant à l'origine de l'une des 7 merveilles du monde, la pyramide de Chéops.

Toutankhamon 2 documentaires

Retrouvez l'histoire de l'un des plus célèbres pharaons, Toutankhamon, au travers de deux documentaires, l'un consacré à sa mort mystérieuse, et le second centré sur la découverte de son tombeau par l'égyptologue Howard Carter en 1922.

Chronique des Pygmées baka : Pygmées Baka, le grand Virage

Laurent MAGET

38min58

De Lomié à Messok, un long ruban de piste s’étend sur plus de 60 km. Grumiers, voitures héroïques, motos... C’est une route. Tout au long, de multiples villages s’ancrent en bordure. L’habitat ici ne sépare pas vraiment la communauté pygmée de la communauté non-pygmée. Ils échangent beaucoup de biens, et même de temps en temps quelques gènes. Partout en fait, la route constitue l’avenir. C’est au bord de la route que circulent les gens. Si l’on a un gibier à vendre, c’est au bord de la route que l’on va se mettre pour attendre qu’une voiture vienne l’acheter. Si on veut envoyer ses enfants à l’école, si on veut aller au dispensaire...Il faut être sur la route. Pourtant, les Pygmées visibles en bord de route ne représentent qu’une fraction de ce qui se passe en réalité. Il y a des portes derrière les maisons, qui s’ouvrent sur la forêt. 5 jours par semaine ils sont en forêt ou dans leurs champs qui sont à l’écart. Dès les années 50, parmi les missionnaires présents dans l’est-Cameroun, le père Ignace Dhellemmes avait porté une attention particulière aux Bakas. À partir de la léproserie de Kouamb à Abong-Mbang où il était affecté, il décide de mettre sur pied un projet pour la promotion de l’agriculture, l’éducation, la santé auprès des populations Baka. Au début des années 70, deux sœurs le rejoignent et fondent un village entièrement Baka à 40 km de Lomié où elles regroupent plusieurs familles. Ce fut le début du village Moangue-le-Bosquet. Des regroupements identiques voient le jour à Nochouam et à Nomedjo entre 25 et 30 km de Lomié. Cette communauté mît sur pied une structure de développement dénommée AAPPEC (activités pour l’auto-promotion des population de l’Est-Cameroun) donnant une place importante à la langue et à la culture Baka. De nos jours AAPPEC compte une soixantaine de centres d’éducation de base où plus de 3000 enfants Baka et Bantous viennent apprendre à lire et à écrire. Pour le volet justice et paix, on leur parle des droits et devoirs du citoyen camerounais à part entière, en les incitant à faire établir des documents officiels, tels que les actes de naissances et les cartes d’identité nationale. Si les exploitations forestières ont commencé de coloniser l’espace depuis plus de cinquante ans, une autre perspective s’annonce, inquiétante : après de longues études d’impact, une mine est en construction avant le démarrage de son exploitation en 2014. Il s’agit d’exploiter le cobalt, le nickel et le manganèse en « tenant dûment compte des risques économiques, sociaux et environnementaux du projet et avec un engagement fort pour le développement durable des communautés touchées. Toutes les activités seront confinées dans les limites autorisées de la mine, où GeoCam a seule le droit de développer jusqu'à 1250 hectares de terres dans les limites des 1645 ha permis. » Même si on consdère que les études d’impact comme la politique de compensation des populations concernées procèdent d’une authentique bonne volonté, cette mine nécessitera la présence de centaines d’ouvriers (plus de 1000) dont la plupart viendront d'ailleurs. Il faudra les nourrir et la demande en « viande de brousse », qui se fait déjà rare, risque de faire disparaître cette ressource naturelle. Venant de loin et sans leur famille, les ouvriers voudront « trouver l’amour », et nous connaissons bien les processus qui aboutissent aux maladies dramatiques qui en résultent. Du micro (recherches sur la croissance) au macro (conjoncture passée, actuelle et à venir), notre film pose davantage de questions qu’il n’en résout. Le Bosquet nous offre une synthèse de la situation des Pygmées en général. Confrontés aux chocs d’une civilisation à laquelle rien ne les à préparé, leur savoir ancestral se dilue. Les scientifiques de nombreuses disciplines s’efforcent d’enregistrer cette connaissance avant qu’elle ne disparaisse. Si Alain Froment comme Fernand connaissent parfaitement leur terrain, plusieurs témoins peuvent nous raconter l’évolution de cette communauté depuis les années 60 (Sœur Albéric, Robert Brisson...). Mais Kalo, Baka de 58 ans, a tout vécu, tout connu et possède la qualité du conteur. Il est l’un de nos personnages essentiels au récit. Des chercheurs à nos hôtes nous balayons un ensemble de problématiques considérables. "Pygmées Baka, le grand virage" se pose à la croisée de mouvements bien distincts et complémentaires. La science en marche et le destin d’une population très réduite de chasseurs cueilleurs que la modernité emporte dans une spirale qui les broient.CAMÉRA SON: Steeve Calvo MONTAGE RÉALISATION : Laurent Maget PRODUCTION :CNRS Images / IRD audiovisuel /  L. Maget, Laboratoire dynamique de l'évolution humaine UPR2147 CNRS Prix du film d'Exploration au Festival International du Film  maritime,  d'Exploration et d'Environnement de Toulon 2013

La 1ère Guerre Mondiale 3 parties

Le 20 juin 1914, l’assassinat de l’héritier du trône de l’Empire austro-hongrois à Sarajevo allait ouvrir le bal de l’un des conflits les plus durs du XXème siècle : 9 millions de civils et militaires allaient périr. Le 4 août 1914, les troupes allemandes envahissent la Belgique, pourtant neutre au conflit. Les soldats s'affronteront des Flandres à la Somme, sans oublier le terrible épisode de Verdun. Dix mois de bombardements ne viendront pas à bout du courage des "Poilus", qui seront toutefois 700 000 à trouver la mort. L'aviation et les blindés n'en sont qu'à leurs débuts et il n'est pas rare  de voir pendant cette guerre des massacres à la baïonnette... ou à mains nues. Les troupes, après deux ans d'un terrible combat, sont harassées et l'armée doit faire appel à des hommes de plus en plus jeunes pour faire face à cette hécatombe. L'entrée en guerre des Etats-Unis, qui déplaceront le conflit vers les mers, où ils se savent supérieurs, ainsi que la sophistication accrues des tanks donneront une toute autre configuration au conflit. Le 11 Novembre 1918, la Grande Guerre prenait fin, laissant derrière elle 9 000 000 de cadavres. Et autant de problèmes en suspens.