Documents pour «fantasmes»

5 ans après la guerre

De Martin Wiklund

16min39

Comment grandit-on avec un père irakien absent et une mère juive omniprésente ? Tim, traversé par les grands bouleversements du monde actuel, essaye tant bien que mal d'y trouver sa place.

If You Love Me... The Little Death

De Josh Lawson

1h32min16

Dans un quartier apparemment banal, de nombreuses histoires s'entrecroisent. Une femme qui voudrait exaucer des fantasmes particulièrement osés et son compagnon qui lutte pour les assouvir.
Un homme qui débute une liaison secrète avec sa propre femme, sans que celle-ci ne se doute de la véritable identité de son amant.
Un couple qui tente de se reconstruire après une expérience sexuelle qui a dérapé. Une femme qui n'éprouve du plaisir que dans la souffrance de son époux.
Une téléopératrice prise au milieu d'un appel sulfureux et chaotique. Et le nouveau voisin, incroyablement charmant, qui se retrouve au centre de toutes les attentions.

Arrête ton film

Linda Tahir Meriau

12min07

Seule sur son grand lit vide, Flore écrit pour tenter de revivre son amour perdu.

Elle se lève pour aller travailler. Gilles reste indifférent.

Blessée par la réaction de son amour, Flore, à travers l’écran da sa télé, plonge dans des glissements de temps et de réalités. Par ce balancement hors du réel, Flore accuse la banalité du quotidien afin de ne pas voir l’extrême médiocrité de Gilles.

Son aveuglement la renvoie à une terrible solitude.

Le possible et le réel (de Bergson à Freud) : choix parental d'enfants du divorce et clivage à l'adolescence, à partir de "Mr Nobody" / Gérard Pirlot

Gérard PIRLOT

19min51

Le possible et le réel (de Bergson à Freud) : choix parental d'enfants du divorce et clivage à l'adolescence, à partir de "Mr Nobody" / Gérard Pirlot, in "L'adolescent, son psychothérapeute et son psychanalyse", colloque organisé par le Laboratoire Clinique Psychopathologique et Interculturelle (LCPI) -axe 1, Psychopathologie psychanalytique et des âges de la vie- et la revue « Adolescence », Université Toulouse II-Le Mirail, 23 mai 2013. Dans la clinique d’adolescent, la séparation des parents est une problématique récurrente qui peut entrainer des clivages durables. Les clivages interrogent les divers modes de temporalité du psychisme et notamment ce qui dans l’enfance peut perdurer et se manifester plus tard durant l’adolescence. En effet, Freud a montré avec l’idée d’affect étranglé que la psyché peut fonctionner dans un temps bloqué par la fixation. Aussi, lorsque le trauma est trop douloureux et lorsque le réel perfore le tissu psychique, le psychisme n’a pas d’autre issue que de reconstituer hallucinatoirement un tissu qu’il investit cette fois avec vivacité perceptive dans le but de désinvestir le trauma réellement inscrit. Dans ce contexte, le fantasme, le possible, peut devenir plus réel que le réel et ce à des fins défensives pour sauvegarder le psychisme et préserver sa cohésion interne. Chez l’adolescent comme chez le futur état-limite, le chiasme, fantasme d’un coté et réel de l’autre, fait se croiser, via la perception, le réel du fantasme entrainant ainsi une confusion entre une perception hallucinée et une perception du réel, mais également entre le passé et le présent. Du fait de la différence de structure entre les instances et de la façon dont les divers modes de temporalité inscrivent leurs effets, le fonctionnement de l’appareil psychique se caractérise, chez l’adolescent, par une hétérogénéité diachronique et par une propension au passage à l’acte au détriment de l’activité de pensée. Gérard Pirlot illustre sa communication avec des extraits du film "Mr Nobody" du cinéaste belge Jaco Van Dormael (2009) : la mère, son amant, la dispute des parents, le choix sur le quai de la gare, "Nemo son beau-père et suicide de Nemo", le(s) mariage(s) de Nemo, au bord du lac.

Fonctions sublimatoire, masochique et idéalisante des processus pervers à l'adolescence : quelle modalité d'aménagement de la rencontre avec le féminin-maternel ? / Valérie Mazoyer, Marjorie Roques

Valérie MAZOYER

31min38

Fonctions sublimatoire, masochique et idéalisante des processus pervers à l'adolescence : quelle modalité d'aménagement de la rencontre avec le féminin-maternel ? / Valérie Mazoyer, Marjorie Roques, in "L'adolescent, son psychothérapeute et son psychanalyse", colloque organisé par le Laboratoire Clinique Psychopathologique et Interculturelle (LCPI) -axe 1, Psychopathologie psychanalytique et des âges de la vie- et la revue « Adolescence », Université Toulouse II-Le Mirail, 23 mai 2013.
À l’adolescence, les
processus pervers sont attendus comme transitoires, intemporels et
créateurs de subjectivation et de relation à l’autre. Ils se
situent à la croisée des aménagements et des potentialités et ne
doivent donc pas être confondus avec une structuration perverse. En
effet, contrairement aux aménagements pervers fixant le sujet à des
stades auto-érotiques, les potentialités perverses apparaissent
comme étant plus abouties et créatrices. Ces potentialités servent
la négociation du passage de l’auto-érotisme à l’objet
incestueux avant de se fixer à un objet extra-familial. Or, certains
adolescents ne peuvent assumer le processus pubertaire. Le recours à
la perversion permet ainsi d’assumer les fantasmes paricidaires et
incestuels venant, chez certains, répéter une réalité incestueuse.

Marjorie Roques illustre la communication avec l'analyse du film "Dans la maison" réalisée par le cinéaste français, François Ozon (2012) pour permettre « d'approcher les relations entre perversion, création et sublimation » et de « comprendre en quoi les processus pervers à l'adolescence peuvent constituer une modalité particulière de la rencontre avec le féminin érotique et le féminin maternel, lorsque à l'irruption du pubertaire et à l'éclosion d'un univers prégénitalisé se conjugue l'absence traumatique de la mère (...) ».