Documents pour «Famille»

Dix ans déjà

L. REVILLON

07min00

Novembre 1997, l'Unité de Soins Palliatifs de Saint-Malo fête ses 10 ans. A l'aide d'extraits des reportages , ce film redéfinit la prise en charge des patients et des familles dans une Unité de Soins Palliatifs. La démarche d'une équipe de Soins Palliatifs est organisée autour des critères suivants : - les soins sont donnés à un individu unique, ils lui sont propres, ils sont personnalisés. - Accompagner un patient et une famille c'est l'écouter, c'est faire "avec" et pas" à la place" de l'autre. Les objectifs de soins privilégieront la qualité de vie en opposition à la quantité. Il reste du temps à vivre, rendons-le le moins difficile possible. Pour donner une qualité de vie acceptable au patient, il devient indispensable d'organiser une équipe de soins pluridisciplinaire apte à créer un climat de confiance dans une relation crédible et fiable. Origine FILMED 1997 - 98 3610 252 Générique FILMED : 98 3610 252 SCD médecine

Une certaine idée du père en Europe

M. BONNEL

25min00

Ce film illustre l'évolution fondamentale du rôle du père au sein de la famille et dans la société européenne moderne. Aujourd'hui le père doit construire son propre role, alors qu'il y a encore quelques années, la société le construisait pour lui. Les rapports hommes femmes ont changé aujourd'hui. Les intervenants, psychanalystes, pédiatres, sociologues, juristes ou même fonctionnaires, évoquent les fonctions naturelles du père, indispensables pour une relation durable avec ses enfants. Le passage du conjugal au parental est difficile. Aussi la médiation familiale est importante. Dans les cas de divorce, l'enfant a plusieurs pères. En Suède, la politique familiale grâce au congé parental a rapproché les pères de leurs enfants. Origine FILMED 1995 - 96 5401 087 Générique FILMED : 96 5401 087 SCD médecine

La fin du voyage

Sandrine Frentz

52min07

Deux familles françaises… Entre elles, un point commun : elles sont issues de la communauté des Gens Du Voyage ; mais pourtant des réalités de vie différentes : l’une est sédentarisée depuis longtemps, l’autre est itinérante depuis toujours. D’un coté, les Prestot qui enchaînent depuis 40 ans les expulsions de terrains en terrains. De l’autre la famille Gurême qui est sédentarisée et qui rassemble plus de 200 personnes sur 4 générations. Tziganes, manouches, gitans, ou « Gens du voyage », au delà de l’appellation, ce sont avant tout des familles françaises à part entière mais aussi entièrement à part.

Parenté, familles, interdits sexuels

Maurice GODELIER

1h39min27

La famille est une unité sociale de procréation ou d'adoption des enfants ainsi que de leur élevage par des adultes qui ont vis à vis d'eux des droits et des devoirs. La nature d'une famille dépend du système de parenté qui existe dans la société. La parenté déborde les limites de la famille. Les rapports de parentés sont des rapports sociaux qui définissent des alliances et l'appropriation des enfants. Mais qu'est ce qu'un enfant, comment « fait-on » un enfant selon les sociétés, comment s'établissent les « interdits sexuels » ?

Famille et héritage

André MASSON

1h01min48

"Toucher à l'héritage, c'est comme toucher à la famille". Il semble que ce vieil adage soit encore d'actualité alors que la famille a connu des évolutions radicales avec la reconnaissance des familles monoparentales, la multiplication des familles recomposées, les débats entourant les familles homoparentales, la diversité des formes de couple admises, etc. Dans ce contexte de libéralisation et d'émancipation des individus, un droit apparaît pourtant quasi exclu : celui d'une certaine liberté de tester, qui permettrait de donner davantage à un enfant qu'un autre (celui qui s'est occupé de vous sur vos vieux jours, qui a moins bien réussi que les autres…) ou, surtout, de léguer une partie substantielle de ses biens hors de la famille (à des fondations caritatives, des oeuvres de bienfaisance…). L'objectif de la conférence n'est pas de promouvoir un nouveau slogan libertaire "pour la liberté de tester" mais de s'interroger, du point de vue de l'économiste, sur les raisons qui font qu'une telle liberté de transmettre paraît aujourd'hui constituer un sujet tabou. Le droit (égal) à l'héritage des enfants semble intangible, y compris dans les cas qu'il ne couvre pas : familles recomposées, personnes ou couples sans enfants (le taux d'imposition pour un neveu est de 55 %, de 60 % pour un "étranger"). L'analyse nous conduira à replacer l'héritage proprement dit au sein de l'ensemble des transferts aux enfants adultes (aides, donations…), à étudier les motifs de transmission des parents, à évaluer les effets inégalitaires des transferts patrimoniaux, et enfin à observer les comportements dans les pays (anglo-saxons) où règne la liberté de tester : cette dernière est tout à fait compatible avec un impôt successoral important, qui se justifie beaucoup plus - du point de vue de la théorie économique - qu'un impôt sur la fortune, pourtant plus populaire.

Le droit de la famille

Françoise DEKEUWER-DEFOSSEZ

1h14min15

Après avoir tenté de cerner les divers sens du mot "famille", et l'avoir en particulier distingué de la notion de couple, l'exposé se propose de mettre en lumière les grandes tendances d'évolution actuelles du droit de la famille, qui sont l'égalité et la liberté. L'égalité se présente sous les deux formes de l'égalité des sexes, et de l'égalité des filiations. Ni l'une ni l'autre ne vont de soi. L'égalité des sexes se heurte aux rôles irréductiblement différents du père et de la mère dans la procréation. L'égalité des filiations bute, quant à elle, sur la diversité des situations parentales. Même si les droits théoriques des enfants sont identiques, leur situation de fait est fort différente selon le mode de vie des parents (mariage, concubinage, divorce, séparation plus ou moins conflictuelle). Quant à la liberté, celle des couples est grande, tout au moins tant qu'ils ne deviennent pas parents. Car la société surveille étroitement, voire de plus en plus étroitement, la procréation et l'éducation des générations futures. Que ces contraintes soient ,le plus souvent , intériorisées au point de ne plus être perçues ne les empêche pas d'exister, et d'apparaître parfois insupportables, en particulier lorsqu'elles s'opposent aux conceptions éducatives des parents, ou heurtent de front leurs revendications , par exemple celle d'un "droit à l'enfant".

Adolescents et famille

Marcel RUFO

1h07min50

Notre époque est sans doute une extraordinaire fabrique d'adolescence. Elle commence de plus en plus tôt à manifester des signes précurseurs de leur entrée dans cette période de la vie : gel sur les cheveux dès le CM1, sortie le samedi soir dès le CM2, petite amie en 6ème ! Ils n'en finissent plus d'être adolescents puisqu'à leur trentième année, ils envisagent un autre DEA ou une ré-orientation professionnelle ou un voyage autour du monde. Il est possible que nous ayons les adolescents que l'on mérite et que le jeunisme actuel des anciennes générations sont en compétition avec le goût de changement, de prise de place et de pouvoir que représente l'adolescence. Un autre aspect original des familles consiste dans les extraordinaires progrès des familles quant aux enfants. On veut les comprendre plutôt que les éduquer mais on croit aussi qu'on est parent un jour, parent toujours ; Du bébé à la maturité, des changements sont nécessaires dans les attitudes et dans la nécessité de savoir se séparer pour mieux s'autonomiser.

Familles et immigrations

Nacira GUéNIF-SOUILAMAS

1h08min36

Dans le même temps où le projet colonial français reposait sur le peuplement de l'empire par des Européens, la France hexagonale est devenue au cours du XXème siècle un pays d'immigration de peuplement. Le renversement et la persistance des flux migratoires n'a cessé d'affecter durablement et profondément le paysage français dans sa définition identitaire, culturelle et nationale. L'illustration de cette inflexion simultanée du récit migratoire et du récit nationale est à chercher dans le rapport croissant, dans les parcours comme dans leur analyse, entre famille et immigration. Le siècle passé fut le théâtre du glissement de la présence massive d'une main d'oeuvre sans visage et sans postérité puisqu'elle était vouée à repartir, vers des individualités liées entre elles dont l'épaisseur devenait palpable à mesure qu'elle s'inscrivait dans des histoires familiales et la succession des générations. Si les premières familles immigrantes se sont, en apparence, coulées dans un moule normatif les vouant à rejoindre la société française en devenant invisibles, celles qui sont arrivées à partir des années soixante-dix comme celles qui arrivent aujourd'hui ne répondent pas toujours aux injonctions normatives à l'intégration qui leur sont adressées. Loin d'y voir l'expression d'un refus ou d'une inadaptation, le tracé de la ligne de partage entre famille traditionnelle et famille moderne, il serait plus fécond pour une réflexion partagée d'y déceler les signes qui procèdent de la diversité des dynamiques migratoires comme de la diversité des formes familiales dans une modernité incertaine. Considérer la coïncidence historique du regroupement familial et des lois réformant la parenté et la famille, constitue la trame d'une réflexion sur les rapports entre processus migratoires et vies familiales. Comme tous les autres individus, les individus migrants sont engagés dans des liens familiaux et les modifient en raison même des transformations qu'impose la migration. C'est cette dialectique entre expériences familiales et expériences migratoires qui sera au coeur de notre propos.

Famille et travail

Dominique MéDA

1h22min26

La famille et le travail ne sont pas seulement deux « valeurs » importantes. Ce sont deux activités, chronophages, qui s'exercent dans des lieux et des temps différents, occupent le temps restreint dont nous disposons et sont en concurrence permanente, notamment pour les femmes, sur qui reposent de fait, l'essentiel des tâches domestiques et familiales. Dans une société où les enfants sont majoritairement élevés dans des couples bi-actifs et où l'activité des mères chefs de famille monoparentales est une nécessité, la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale reste pourtant une préoccupation de seconde zone, un sujet indigne de faire l'objet de débats politiques. Les femmes ont gagné leur émancipation et travaillent et continuent à avoir des enfants. Elles veulent travailler et consacrer un minimum de temps à ceux-ci. Il ne s'agit donc plus de savoir laquelle de ces deux sphères est la plus importante ni quel est le sexe qui va s'y consacrer, mais bien plutôt de prendre au sérieux le fait qu'elles le sont toutes deux, que c'en est fini des doctrines proclamant, l'une la centralité du travail, l'autre, la prééminence de la famille, au moyen de sociologies cloisonnées. Ceci est d'autant plus nécessaire que les recherches internationales récentes ont montré que depuis 1996 la corrélation entre les taux de fécondité et le taux d'activité des femmes, négative auparavant, est devenue fortement positive et que les pays ayant mis en place des dispositifs améliorant la conciliation entre travail et famille sont également ceux où les taux d'activité féminins sont les plus élevés. Alors que les pays de l'OCDE sont confrontés à des perspectives démographiques dominées par un risque de rétrécissement de la population active (vieillissement de la population, baisse des taux de fécondité), la possibilité d'amener les femmes en plus grand nombre sur le marché du travail – ou de leur éviter de se retirer – apparaît donc très stratégique.

Les illusions de la famille

Marcela IACUB

1h06min37

L'histoire de la famille des dernières décennies se raconte comme celle d'une épopée ayant libéré femmes et enfants du joug du mariage napoléonien. Egalité entre les époux et entre les enfants, banalisation du concubinage, reconnaissance des couples homosexuels, explosion des familles recomposées et des nouvelles techniques médicales de procréation ; bref, tout un monde débarrassé des injustices et des rigueurs anciennes, permettant à chacun d'organiser son existence selon son désir et ses sentiments. C'est sur ce ton triomphant que l'on vient de fêter le bicentenaire du Code civil, sorte de carcan dans lequel on avait enfermé l'amour, la liberté et l'égalité. Pourtant, lorsqu'on examine ces transformations on s'aperçoit qu'elles sont moins évidentes qu'elles apparaissent sous les dehors de ces discours apologétiques. Les inégalités et les injustices loin de disparaître, n'ont fait que se déplacer. Aux écarts entre les enfants légitimes et naturels se sont substitués ceux qui séparent les enfants biologiques des adoptifs, aux contraintes posés par le mariage, celles qui posent les rigueurs infranchissables de la nature. Les inégalités entre les hommes et les femmes ont changé de contenu créant toujours les conditions pour que ce soient les dernières qui prennent en charge la reproduction au détriment de leur investissement dans les activités productives.

Famille, première et deuxième modernité

François DE SINGLY

1h13min56

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Famille, droit et filiation

Catherine LABRUSSE

1h19min59

Le droit civil ne définit pas la famille mais il détermine précisément la création, la destruction et les effets des liens qui unissent les membres d'une famille. La filiation est un des noyaux durs du droit de la famille. Élément essentiel de l'identité de tout individu, la filiation inscrit ce dernier dans une place généalogique au sein du réseau de relations, à géométrie variable, qu'institue le système de la parenté et de l'alliance. Ces liens, riches d'effets personnels et patrimoniaux et chargés de sens multiples, sont construits par le droit à partir de faits originaires naturels (et aujourd'hui technologiques) et ils rattachent la personne humaine à une double lignée maternelle et paternelle, articulant ainsi la différence des sexes comme celle des générations. Si le système peut obéir à des modèles variés, il répond aussi à des invariants que révèle et analyse l'anthropologie. Le principe de cette construction sociale, aussi vieille que l'humanité, se transforme sous des influences multiples qui tiennent autant à la diversité des sources normatives passées et présentes qu'aux évolutions sociologiques que traduisent les moeurs ou qui affectent les idéaux et les représentations de la famille et de ce qui la constitue, maternité, paternité, couple, ascendance, descendance, fratries, etc.