Documents pour «Sahara»

Battalion to my beat

Eimi Imanishi

13min43

Désireuse d'échapper à une vie d'enfermement dans les camps de réfugiés du Sahara occidental en Algérie, Mariam s'enfuit dans le désert pour s'engager dans l'armée, se prenant naïvement pour la Jeanne d'Arc qui sauvera son pays de l'occupation.

Les peintures rupestres de l'abri Wadi Sūra II en Egypte

Emmanuelle HONORE

05min11

Les hommes préhistoriques ont laissé des témoignages variés de leur pensée symbolique. L’art rupestre, sous forme de peintures ou gravures, est un des modes d’expression choisi par les hommes de la Préhistoire, bien avant l’invention de l’écriture. Moins connu que l’art rupestre du Paléolithique européen, représenté entre autres par les sites de Lascaux, Pech Merle et Altamira, celui du Sahara est majoritairement plus récent, mais non moins exceptionnel. Découvert en 2002 dans le sud-ouest de l’Égypte, le site de Wadi Sūra II a été gravé et peint lorsque les conditions étaient favorables à l’est du Sahara. On parle en effet de « Sahara vert » pour les périodes de l’Holocène Ancien à l’Holocène Moyen (d’environ 10 000 jusqu’à 3 500 avant J.-C.). La paroi de l’abri Wadi Sūra II révèle des milliers de gravures et peintures. Leur concentration est telle qu’elles se superposent, ce qui donne de précieux indices sur la chronologie de leur réalisation. Parmi les phases les plus anciennes, des centaines de mains dites « négatives », des pieds et même des objets ont été peints au pochoir. Une des phases suivantes montre des bêtes énigmatiques, surdimensionnées et sans tête apparente, qui semblent avaler ou recracher des humains. C’est toute une mythologie complexe, jusqu’ici complètement inconnue, que dévoilent les peintures rupestres de Wadi Sūra II. Cette vidéo est issue de la web-série "Devenir Archéologue" produite par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Pour rester informé de la mise en ligne des futurs épisodes : - rejoignez-nous sur notre page Facebook - abonnez-vous à notre chaine Youtube - suivez-nous sur Twitter

Sahraouis La République des Sables

De Jean-Francois Mazaux

28min07

C'est en 1987, sur la proposition d'un groupe d'avocats de retour d'une mission humanitaire dans les campements sahraouis de la région de Tindouf, que je me suis intéressé au sujet, alors à peine évoqué par les médias français. La rédaction de FR3 national était partante pour produire le reportage. Quinze jours avant mon départ pour un voyage de repérages, on me fait savoir que le projet est rejeté par la chaîne à un niveau supérieur, à savoir la direction générale. A la même époque, Danielle Mitterrand est contrainte, par pressions diplomatiques, d'annuler son voyage à Tindouf, programmé avec son association France Libertés. Quelques années plus tard, Gilles Perrault publiera « Notre ami le Roi » qui dénoncera l'influence exagérée du régime marocain sur la diplomatie française, concernant notamment la question sahraouie. C'est dans ce contexte que j'ai décidé de partir quand même, équipé d'une petite caméra vidéo 8 et avec le soutien logistique de l'Association ISSO (Images et Sons pour le Sahara Occidental). J'ai refusé de couvrir le front militaire - les images de guerre sont toujours les mêmes - et demandé à filmer la vie quotidienne dans les campements où j'ai été logé sous une tente familiale. Le film est le résultat de cette démarche. Il a été diffusé en France, dans les années 90, sous forme de cassettes et de projections-débats, par l'AFASPA (Association Française d'Amitié et de Solidarité avec les Peuples d'Afrique).

Territoire perdu

De Pierre-Yves Vandeweerd

1h13min51

Traversé par un mur de 2400 Km construit par l’armée marocaine, le Sahara occidental est aujourd’hui découpé en deux parties, l’une occupée par le Maroc, l’autre sous contrôle du Front de Libération du Sahara occidental.  A partir de récits de fuite et d’exil, d’interminables attentes, de vies arrêtées et persécutées, venus des deux côtés du mur, ce film témoigne sur le peuple sahraoui, sur son territoire, sur son enfermement dans les rêves des uns et des autres.

Le Tassili n'ajjer - Un château d'eau au Sahara

Philippe BOUVET

15min00

L'étude de la réserve naturelle d'eau au Tassili N'Ajjer, faisant intervenir les techniques spéléologiques, permet d'y trouver des animaux qui fréquentent habituellement des pays tempérés : les trichoptères cavernicoles. Il y a quelques milliers d'années, le Sahara n'était pas un désert. Au Tassili, quelques cyprès millénaires résistent encore par leurs puissantes racines qui puisent l'eau profondément dans le sol, sans jamais pouvoir se reproduire. Des peintures rupestres attestent d'une vie beaucoup plus active par les girafes, les bovidés, les cervidés et les scènes de chasse qu'elles reproduisent.

Désertification - Maroc Villages on the front line - épisode 5/8

De Bernard Robert-Charrue

21min18

La terre meure de soif Le fragile écosystème du Sahara, déjà malmené par les sécheresses successives de ces dernières années, doit faire face à une autre menace tout aussi dévastatrice : le tourisme.  Avec la mise en danger de l'équilibre écologique du désert, c'est aujourd'hui le mode de vie nomade qui est menacé de disparition.