Documents pour «Religion»

La peau et les os

Johanne Prégent

1h28min45

La Peau et les Os nous introduit en douceur dans le monde de l'anorexie et de la boulimie. Les héroïnes de ce film bouleversant dans lequel réalité et fiction se confondent s'appellent Annie, Andréanne, Hélène, Eisha. Elles ont en commun leur jeunesse et leur charme... ainsi qu'une terrible tendance à l'autodestruction. Pourquoi?

Le Grand Pardon de Chaumont

De Bruno Florentin

25min48

Traduction catholique héritée du Moyen-Age, la célébration religieuse et populaire du Grand Pardon de Chaumont, en Haute-Marne, revêt le caractère magique des grands événements qui transcendent le sacré ou le profane. Ce film nous invite à un voyage dans le temps, au gré de films, photographies et images d’archives. Il laisse surtout les habitants de Chaumont témoigner de leurs souvenirs, de leur foi et de leur action lors du jubilé 2001.

L'été de Dehbia

De Chloé Hunzinger

51min06

Dehbia a 41 ans. Elle est la seconde d’une famille de quinze enfants issue de l'immigration Maghrébine et habite depuis toujours dans la ZUP de Colmar en Alsace. Elle revendique la double culture, double religion, musulmane et catholique, qui lui a été transmise par son père Kabyle, élevé par les Pères Blancs. Elle se bat, tant au niveau familial qu’au niveau social, pour faire entendre sa voix. Correspondante dans un journal régional, elle milite dans des associations, fait de la politique, s’exprime en femme libre. Pourtant rien n’est facile… À l’opposé des clichés médiatiques sur l’immigration et l’intégration, Chloé Hunzinger souhaite faire entendre la parole des personnes issues de l’immigration, à travers les regards croisés des membres d’une même famille, et nous montre comment Dehbia et Fatima, Khalid et Tarok, chacun à leur manière, affrontent la déchirure de leur vie, et en quoi leur lutte est déjà, en elle-même, une expérience de la liberté.

Au coeur du Talibanistan

De Patrick Chauvel

25min27

C'est une des zones les plus dangereuses du monde. Les Pakistanais l'appellent le Talibanistan, le pays des Talibans. Au nord-ouest du Pakistan, une région immense échappe au contrôle du gouvernement. C'est dans ces montagnes qu'une partie des Talibans qui affrontent les Occidentaux en Afghanistan viennent se réfugier. Ce reportage nous emmène au-delà des barrages de l'armée pakistanaise qui interdisent l'accès aux journalistes et aux étrangers. La région est autogérée par des chefs de clans dans le culte des armes et de l'honneur, selon des codes digne du Moyen Age.

Thailande, l'ombre du paradis

De Patrick Chauvel

25min45

Loin de la carte postale, à quelques heures de route des plages de Phuket, la Thaïlande offre un tout autre visage : celui d'affrontements sanglants entre bouddhistes et musulmans. Attentats presque quotidiens, notamment contre l'armée, villageois décapités la nuit, civils en armes, une guérilla islamiste tente d'imposer l'indépendance de la région par la terreur. Plus de deux mille morts depuis janvier 2004, le sud de la Thaïlande est en proie à une guérilla meurtrière, tout près des principales zones touristiques du pays. Patrick Chauvel a sillonné cette région. Reportage au cœur de la zone indépendantiste dans une ville, Pattani, désertée par les touristes, avec l'armée et la police thaïlandaise en patrouille et aux côtés des civils pris désormais au piège de cette guerre larvée.

Le pélerinage d'une famille française à la Mecque

De Adile Farquane

31min04

Moncef, 47 ans est un Français d'origine tunisienne. Ce patron d'une petite entreprise est depuis peu un fervent pratiquant. Il décide d'effectuer pour la première fois un pèlerinage à la Mecque, avec sa famille. Nos équipes les ont suivi pas à pas dans ce voyage spirituel en Arabie saoudite.

Le chant des oiseaux El cant dels ocells

De Albert Serra Juanola

1h32min38

Les Rois Mages sont en route à la recherche du Sauveur. Ils traversent, un peu au hasard, des déserts de glace, puis de sable. Ils vivent au gré des saisons, en harmonie avec la nature, se nourrissant simplement et dormant à la belle étoile.

Izkor, Les esclaves de la mémoire

De Eyal Sivan

1h37min12

"Izkor" signifie "souviens-toi" en hébreu, et c'est sur cet impératif dicté aux enfants d'Israël que s'interroge le film. Au mois d'avril, en Israël, les fêtes et les commémorations se succèdent. Les enfants des écoles, du plus petit au plus grand, se préparent à rendre hommage au passé de leur pays. La mémoire collective devient alors un outil terriblement efficace pour la formation des jeunes esprits. IZKOR, c'est la société israélienne comme on ne l'a jamais montrée, c'est trente jours de la vie d'un Etat vivant au rythme des pulsations de sa mémoire. Ce film, primé dans de nombreux festivals internationaux, nous propose une analyse passionnante et sans complaisance des bases de l'Etat hébreu.

Et si Dieu jouait aux dés ?

De Henri Picard

51min46

Ce film raconte, au travers d'interviews, d'images d'archives et d'animation, l'émergence de la théorie du chaos. Cette théorie qui aurait fait qu'Albert Einstein se serait exclamé : "Dieu ne peut pas jouer aux dés !" Pourquoi ne peut-on pas définir le temps qu'il fera à plus d'une semaine ? Pourquoi ne peut-on pas déterminer le chemin d'une goutte d'eau échappée d'un fleuve ? Alors que l'on peut situer des éclipses de soleil à la seconde près et cela plusieurs siècles à l'avance… La théorie du chaos serait une façon d'expliquer le hasard. Ce documentaire montre les développements et les applications de cette théorie scientifique dans les domaines de la météorologie, du système solaire, des écosystèmes des populations animales…

Théorie de l’évolution et créationnisme - Jean Gayon

Jean GAYON

1h08min14

Une conférence de l'UTLS au lycéeLycée Lurçat (75013)Avec Jean Gayon (philosophe)

Autoritarisme politique et monde musulman - Nadine Picaudou

1h00min00

La formulation même du thème proposé : « Autoritarisme politique et monde musulman », m’interroge et me trouble à la fois. D’abord parce qu’en singularisant la notion d’autoritarisme politique, elle semble s’inscrire dans la postérité d’un lieu commun des représentations occidentales de l’Orient, le despotisme oriental, dont Lucette Valensi a montré ce qu’il devait à la République de Venise soucieuse de stigmatiser le rival ottoman. L’image a été reprise par Volney, l’un des pionniers du voyage en Orient, qui attribue la décadence historique de la Syrie à la tutelle despotique d’Istanbul. Mais la formule présente surtout l’inconvénient majeur de mettre en parallèle un concept politique et un qualificatif religieux, au risque de glisser d’une simple corrélation entre les deux notions à un lien causal d’explication. Ainsi lorsque Samuel Huntington observait en 1988 que sur 46 pays démocratiques dans le monde, 39 étaient chrétiens, il établissait de fait, après beaucoup d’autres, une corrélation simple entre culture politique et culture religieuse. Prétendues affinités entre christianisme et démocratie d’un côté, entre islam et régimes autoritaires du l’autre ? Les réflexions qui suivent ne se situent pas sur ce terrain là. Précisons d’emblée qu’elles se fondent sur le seul cas des sociétés arabes alors même que le monde de l’islam ne ses réduit pas on le sait au monde arabe. Après avoir posé le constat de la permanence de ce que j’appellerai globalement les autocraties arabes, je tenterai dans un deuxième temps de proposer quelques éléments d’intelligibilité du phénomène.

Islam et argent - Moncef Cheikh-Rouhou

1h22min00

Islams et argent par Moncef Cheikh-Rouhou La perception de l’argent en Islam comporte certains caractères particuliers. L’argent est considéré comme un outil de mesure de la valeur et non un actif en soi. En conséquence, la génération de l’argent, uniquement à partir de l’argent, n’est pas conforme. Est-ce de là à dire que l’intérêt et l’Islam sont contradictoires ? Pas nécessairement, car si un financement conforme à l’Islam doit satisfaire une condition particulière, par exemple que le financeur du cycle de production achète effectivement la matière première ou les produits semi-finis pour les vendre à l’industriel avec une marge, ceci est consigné dans un contrat impliquant les trois parties prenantes. La « triangulation » de l’opération de financement est censée non seulement garantir la destination du prêt mais aussi et surtout impliquer le prêteur dans l’évaluation de son client donc de sa prise de risque effective. La rémunération du financement comporte donc de la part du financeur, un élément d’effort ou un élément de prise de risque correctement évalué, ou les deux à la fois. De cette manière, la déconnection entre l’argent et la rémunération du financement est bien effective. Ceci veut-il dire que deux systèmes financiers risquent d’exister en se tournant le dos ? Non. Ce serait plutôt l’inverse qui a toutes les chances de se passer. Car rien n’empêche la comparaison du coût du financement obtenu par l’application de cette démarche au taux d’intérêt conventionnel. Le dialogue permettrait aux deux de gagner : l’un obtenant des renseignements sur les taux à partir du pouls macroéconomique, l’autre obtenant des renseignements plus fiables sur les risques de crédit au niveau de l’entreprise et du secteur. Les deux bénéficieraient d’un avantage supplémentaire car les risques de dérapage dû à la réorientation intempestive des prêts deviennent très limités. Ce début de collaboration a lieu justement sur le marché financier des « Sukuk » véritables obligations conformes aux règles de l’Islam. Une fois réalisée la traduction technique des conditions que doit satisfaire le mode opératoire, la gestion peut être réalisée par les plus compétents dans le « Risk Management » et non pas nécessairement pas les plus pieux. Le marketing basé uniquement sur l’appartenance à une croyance n’est pas acceptable et il peut même être néfaste par les catastrophes qu’une gestion incompétente pourrait causer. La Malaisie, Bahreïn et Dubaï ont développé au sein de leur banque centrale des systèmes de contrôle très efficients C’est ainsi que le boom que connait le marché de ces instruments dits islamiques (500 milliards de dollars à ce jour avec un taux de croissance de 20%) attire non seulement les 270 banques dites islamiques dans le monde, mais aussi et de plus en plus les grandes banques internationales telles que Citigroup et Deutsche Bank qui ont créé des départements entiers pour creuser leur niche dans ce marché. En tout état de cause, ces nouveaux développements doivent être traités comme des innovations financières ayant certainement leurs mérites et leurs risques propres, mais devant être soumis à une réglementation prudentielle aussi stricte que celle qui supervise le reste des marchés financiers.. Londres est la première place occidentale qui s‘est lancée depuis deux ans dans l’étude des mesures de contrôle, d’inspection, de règles prudentielles spécifiques et même de législation appropriée.