Cinéma

Cameroun, autopsie d'une indépendance

De Valérie Osouf

52min55

1955-1970. Pendant que les médias suivent les guerres d’Algérie et du Vietnam, une autre, couverte par le secret d’Etat, fait rage au Cameroun. Coup de projecteur sur ce conflit méconnu mais brutal pendant lequel la France cherchait à assurer son indépendance énergétique. Ce film prouve une nouvelle fois que la décolonisation pacifique de l’Afrique noire est un mythe. Bombardements au napalm, massacres de population…la guerre secrète menée au Cameroun fut d’une brutalité inouïe.   En filigrane, c’est l’indépendance énergétique de la France qui se joue : le général de Gaulle voit dans ce pays le moyen d’échapper à la mainmise anglosaxonne sur le pétrole. Et cela à tout prix, comme le montre cette enquête qui feuillette les pages les plus noires de l’histoire coloniale et néocoloniale de la France de 1948 à 1991. Pour contrôler ce pays, il s’agit d’abord d’éradiquer l’UPC, un parti très populaire qui réclame l’indépendance. Pierre Messmer, Charles de Gaulle et Gaston Defferre font alors appel aux « casseurs de Viets », commandos qui se sont tristement illustrés au Vietnam, pour mener cette lutte antiguérilla. Dix pour cent de la population camerounaise y laissera la vie ! En 1960, le pays obtient l’indépendance. Mais, sous le régime du président Ahidjo, les massacres perdureront pendant vingt années. Ici, les réalisatrices mettent au jour les réseaux de la «Françafrique» : des liens tissés entre les chefs d’Etat africains, l’Elysée, Elf, les services de renseignements et les barbouzes qui sont alors à leur apogée. Un clientélisme bien particulier qu’Omar Bongo, président du Gabon, résume ainsi : « L’Afrique sans la France, c’est une voiture sans chauffeur; la France sans l’Afrique, c’est une voiture en panne d’essence. »   Aujourd’hui, le pays, qui vient de rejoindre le groupe des pays pauvres très endettés, reste très corrompu et ne publie toujours pas les chiffres de sa rente pétrolière. La mission militaire française au Cameroun, elle, reste classée secret défense pour cent vingt ans…

Hiboux, choux, cailloux... l'élève à la découverte du vivant

De Sara Millot

1h00min01

L'approche du vivant en classe s'étend à de multiples domaines, de la maternelle au CM2, englobant des dimensions aussi larges et diverses que le monde végétal, animal ou encore le corps humain. Construit autour de deux aspects du vivant, le végétal et l'animal, ce documentaire suit de manière précise les méthodes, les références et les pratiques expérimentées en classe à travers deux projets menés dans des écoles primaires. Le premier projet associe tous les élèves de l'école de Cotouvre, située dans la Loire, autour de la conception d'une fresque sur le monde marin. Ce projet, dont la finalité est artistique, oriente néanmoins tout au long de l'année les apprentissages scolaires, donnant l'occasion aux élèves de découvrir l'univers aquatique. Nous suivons les élèves lors d'une visite à l'Aquarium du Grand Lyon puis à leur retour en classe où un travail autour du texte et de l'image accompagne en parallèle la création et la conception d'un aquarium domestique, qui trouvera place au sein de l'école.   Le second projet est mené au sein de l'école de Chapoly, un établissement privé sous contrat situé à Tassin La Demi Lune, dont les pratiques s'inspirent de différents courants d'éducation nouvelle. Une des spécificités de cette école réside dans son espace extérieur, largement consacré à la culture d'un jardin pédagogique et à l'expérimentation des élèves. Un lieu devenu aussi depuis quelques années le lieu de résidence d'Amande, un lapin domestique… Le vivant dans la classe Ce film est encadré par une émission présentée par Philippe Meirieu, sur le thème : Le vivant dans la classe. En découvrant les animaux et végétaux dans le monde qui l'entoure, l'enfant fait l'apprentissage de ce qu'est le vivant au fur et à mesure de son développement. Cet apprentissage se fait également à l'école où l'on apporte à l'élève des éléments scientifiques, mais aussi symboliques pour l'aider à appréhender cette notion. Pourquoi introduire cette approche à l'école primaire ? Quelles pistes pédagogiques peut-on tracer autour de la curiosité naturelle des enfants envers le vivant ?   Pour débattre autour de ces questions, Philippe Meirieu accueille Michèle Dell'Angelo, professeur de Sciences et Vie de la Terre, formatrice à l'IUFM de Créteil et chercheur à l'INRP, Elvire Lorchel, exploitante agricole de la ferme pédagogique du Crouloup, Florence Landry, professeur des écoles en formation et Pascale Ceselli, responsable pédagogique du Jardin Zoologique de Lyon au Parc de la Tête d'Or, en tant qu'invitée venue d'ailleurs.   Un programme édité par CAP CANAL  

No London today

De Delphine Deloget

1h06min17

«No London Today» est une plongée dans l’errance et l’attente à Calais de Chafik, Aron, Abraham, Henok et Ermias, des jeunes réfugiés qui tentent de passer illégalement en Angleterre. «No London Today» . C’est ce que m’a dit Arman la première fois où je l’ai rencontré. Nous étions tous les deux assis sur un banc. J’étais venue à Calais pour voir ma grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer et lui attendait la nuit pour passer clandestinement en Angleterre. De là a commencé un drôle de voyage dans un autre Calais, sans plage ni terrasse. De ce voyage immobile, il me reste quelques instantanés : la voix de Chafik, le taliban, et ses chansons d’amour de Bollywood, les courses-poursuites avec la police, les monologues sans fin d’Aron, l’Albanais, les fous rires d’Henok et d’Ermias, les bagarres à la Calicas, les journées d’ennui et les disputes avec Abraham … Des amitiés suspendues à ces nuits clandestines où caché à l’arrière d’un camion, dans le ventre d’un ferry ou dans l’obscurité d’un tunnel chacun espère ne plus avoir à dire le matin «No London Today».

Où est Monsieur Malchance ?

De Thi Bach Tuyet

46min55

Sept adolescents fréquentent un Externat Médical Éducatif destiné aux jeunes présentant des déficiences mentales. Pendant un atelier artistique, ils entreprennent la fabrication d’un bestiaire, des épouvantails et autres personnages de leur jardin imaginaire, MONSIEUR MALCHANCE et DISNEYLAND PARIS JUILLET en font partie.   Six mois durant, nous faisons un voyage en compagnie de quatre d’entre ces jeunes. Nous découvrons d’abord la possibilité d’entrer en relation avec ces "eux", ensuite, nous appréhendons la personnalité et l’univers de chacun, de même que la vie de ce groupe atypique.En immersion et confrontés à nos différences, notre regard se transforme à l’épreuve des questionnements.

Joue-la comme la vie

De Hubert Brunou

51min34

Dans la cité des Bosquets à Montfermeil, en région parisienne, la place de la femme n'est guère enviable. Elle est celle des vingt sept ethnies qui composent sa population, d'immigration souvent récente. L’islam est très présent, le port du voile islamique très répandu, la cité comptant six mosquées. C'est pourtant là, qu'en classe de cinquième, une bande de copines "blacks –blanches - beurs" décident de monter une équipe de foot, malgré la pression sociale, les parents, les moqueries des garçons... Quatre ans plus tard, elles sont premières de leur championnat des moins de 16 ans. En suivant Imane, Marie, Zahra, Gaêlle, Cama, Souad et les autres ; chez elles, à la sortie des cours, à l’entraînement, pendant les matches de championnat, nous écoutons leurs confidences sur ce qu'ont changé en elles ces années d'une pratique sportive réservée aux garçons. Le processus d'émancipation qu'elles ont enclenché, un peu sans le savoir, a profondément modifié leur identité de filles, dans un monde très dominé par les hommes. Les "garçons manqués"qu'elles étaient sont-elles devenues des "filles épanouies" ? t, malgré la pression sociale, les parents, les moqueries des garçons...

On n'est pas des surdoués !

Aude Spilmont

1h00min01

Il est difficile de définir avec précision cet ensemble d'enfants et d'adolescents que certains qualifient de "surdoués" ou de "précoces". Il s'agit d'une notion tout à fait relative puisqu'elle dépend des domaines pris en compte (un enfant n'est pas "précoce" de manière uniforme dans tous les champs d'activité), des critères et des "outils" utilisés pour évaluer le degré de précocité, et surtout du seuil que l'on fixera pour définir la population "précoce". Selon certains spécialistes, environ 400 000 enfants en âge d'être scolarisés seraient concernés en France, soit  5 %  des enfants et une moyenne de 1 à 2 élèves par classe. Qui sont-ils, ces enfants ? Comment cette "différence" se traduit-elle dans la vie de famille et dans leur vie personnelle ? Ce documentaire dessine le portrait de deux familles concernées par la précocité et d'un jeune adulte détecté précoce tardivement après une scolarité très chaotique.   Ce programme est encadré par une émission présentée par Aude Spilmont, sur le thème : La précocité, atout ou handicap ?   On dit qu'ils sont "en avance", à "haut potentiel", ou plus communément "surdoués" et "précoces". La multiplication des termes, tous insatisfaisants, témoigne des difficultés de description et d'identification qui existent dans un domaine qui peut prêter à caution. Ces enfants ont un rythme de développement intellectuel supérieur à leurs camarades du même âge.   L'outil de référence, mais souvent controversé, pour mesurer la précocité est le quotient intellectuel. Comment détecte-on ces enfants et que mesurent ces fameux tests d'intelligence ? Le concept même de "précocité" n'est-il pas sujet à caution ? Comment la vie de famille s'organise-t-elle autour de ces enfants particuliers ? Comment les professionnels doivent-ils les accompagner ? Pour débattre autour de ces questions et accompagner le documentaire, Aude Spilmont reçoit Olivier Revol, pédopsychiatre et directeur d'un centre de référence pour les troubles de l'apprentissage à l'hôpital neurologique de Lyon, Laurence Vet, principale du collège Joliot Curie à Bron et Cécile Pajan, mère de deux enfants précoces, un garçon de 15 ans et une fille de 11 ans, témoigneront de leur quotidien et dialogueront avec notre invité.   Un programme édité par CAP CANAL      

Attention, fragiles !

Laurence Scarbonchi

1h00min01

Laetitia et Nicolas ont 15 ans et ils sont amoureux. Elle l'a rencontré lorsqu'elle est revenue en France après dix ans passés à vivre en Guyane avec sa famille. Elle s'est retrouvée dans un nouveau collège, en classe de 4ème, dans un cours où elle s'est assise à côté de lui. Jusque-là Nicolas se sentait plutôt solitaire au milieu de ses camarades, il raconte même que, depuis son entrée en 6ème, il se faisait souvent humilier, voire même frapper par les autres.Laetitia, quant à elle, peine à s'intégrer lors de son arrivée. Ses camarades se moquent également d'elle, la considèrent bizarrement puisqu'elle vient d'ailleurs. Ils ont, tous deux, songé à en finir, à abandonner cette vie qui n'en vaut pas la peine. D'ailleurs si leur amour n'existait pas, ils ne seraient peut-être plus là pour raconter ce qu'ils vivent et à travers quoi ils sont passés.Longtemps confondue avec problèmes de maturité ou développement, voire avec des "crises d'adolescence", la dépression existe aussi chez les jeunes.Les professionnels de la santé reconnaissent aujourd'hui qu'il existe chez les enfants (dès le nourrisson) des comportements et des symptômes semblables à ceux qui se manifestent chez des adultes en dépression. En France, comme dans la plupart des pays occidentaux, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes derrière les accidents de la route. Nous suivons dans ce film l'histoire d'amour de ces deux adolescents, en mal-être chacun de leur côté, mais qui ont su se trouver pour affronter leurs difficultés et demander de l'aide à des adultes, parents et professionnels de santé.Leur amour leur permet d'évacuer les idées morbides qui traversent leurs esprits, mais aussi d'essayer de retourner un peu vers les autres. Leur arrivée au lycée les a ainsi beaucoup aidé à aller dans ce sens, mais ils ont encore et toujours besoin l'un de l'autre pour se soutenir. Ce film est encadré par une émission animée par Aude Spilmont, sur le théme : Adolescents, des idées noires au suicide... Le suicide représente la deuxième cause de décès chez les 15-24 ans, après les accidents de la route, en France et dans les pays occidentaux. La dépression touche 7% des adolescents.Comment percevoir le mal-être d'un adolescent ? La dépression de l'enfant est-elle suffisamment reconnue et identifiée ?Quels sont les signaux d'alerte pour les parents ?    Pour débattre autour de ces questions et accompagner le documentaire, Aude Spilmont reçoit Denis Bochereau pédopsychiatre et co-auteur de l'ouvrage "La souffrance des adolescents" avec le Pr Philippe Jeamet, Sylvie Rodé coordinatrice de l'association Cap Écoute, service d'écoute téléphonique anonyme et gratuite pour les jeunes, et Brigitte Hyvert mère de famille et membre de l'association "Jonathan pierres vivantes" témoigneront de leur quotidien et dialogueront avec notre invité. Un programme édité par CAP CANAL    

Les ailes brisées

50min57

À Anvers, lieu de création du spectacle « Apocrifu » pour le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, les trois danseurs Sidi Larbi Cherkaoui, Yasuyuki shuto et Dimitri Jourde collaborent dans un mélange de codes et de langages, marqué par la différence de leur style et de leur formation, contemporaine, classique, ou circassienne. Autant d’écoles que de nationalités, magnifiquement sculptés par les chants corses de A Filetta, qui les accompagnent dans cette expérience.   Les artistes sont devenus messagers d’un langage international et brillent comme l’étoile du poète, ils nous interpellent car ils parlent de l’artiste en général, et dénoncent les artifices des religions, des groupes, de leurs règles, et défendent le respect du droit humain, et de la liberté.

Joueurs Les jeux vidéo, pourquoi çà marche?

Anne Guicherd

1h00min01

 En France, on dénombre 14 millions d'adeptes de jeux vidéo. La pratique se banalise aujourd'hui par le biais de consoles et de jeux destinés à toute la famille. Bien que la moyenne d'âge du joueur soit de 31 ans, les parents restent vigilants, inquiets parfois. À moins qu'ils ne soient eux-mêmes joueurs, à moins qu'il n'y ait dans le fond pas de raison de s'inquiéter outre mesure ? On a longtemps accablé des pires maux les jeux vidéos, mais, au-delà des questions de mauvaise influence qu'ils supposent, comment peut-on expliquer leur succès ?   Au cours de ce documentaire, nous donnons la parole à des joueurs qui nous expliquent quels jeux ils aiment, comment ils y jouent et pourquoi. Nous suivons ainsi particulièrement deux familles dans lesquelles des enfants âgés de 5 à 14 ans sont adeptes des consoles portables ou autre jeux d'ordinateur.   Deux jeunes adultes, Khanh et Jérôme, nous donnent également leur point de vue tout en expliquant comment les concepteurs et éditeurs de jeux cherchent sans cesse de nouvelles innovations. Par leur intermédiaire nous découvrons les tout derniers jeux et les toutes dernières consoles à la mode qui fascinent tant nos enfants…   Ce programme est encadré par une émission animée par Aude Spilmont, consacrée au théme :   Jeux vidéos : pourquoi ça marche ?   Les jeux vidéos, culture jeune par excellence, sont le plus souvent méconnus des parents dépassés par cet univers qui leur échappe. À la fois dans les manières de jouer mais aussi par le contenu même et les idéologies véhiculées à l'intérieur de ces jeux, ils peuvent en effet susciter l'inquiétude. Pourquoi les jeux vidéos rencontrent-ils un tel succès auprès des jeunes générations ? Y a-t-il de "bons" et de "mauvais" jeux vidéos ? Comment permettre à son enfant de prendre du recul par rapport au contenu des jeux vidéos ?     Pour débattre autour de ces questions et accompagner le documentaire, Aude Spilmont reçoit Tony Fortin responsable du site planetjeux.net, Fanny Lignon maître de conférences Cinéma et Audiovisuel à l'IUFM de Lyon (Université Claude Bernard Lyon). et Dominique Machado, mère de deux garçons de 12 et 14 ans, apportera son témoignage et dialoguera avec nos invités.   Un programme édité par CAP CANAL      

Itinéraires d'un enfant unique

De Catherine Lamanche

1h00min01

On le considère souvent comme "trop gâté", "surprotégé", bon élève ou encore difficilement sociable. Il est unique, il est le seul. Il est seul. Les enfants uniques bousculent l'idée mythique de la mère nourricière et de la famille, sorte de cocon sacré où chacun trouverait sa place dans une relation "idyllique" avec les autres et ferait l'apprentissage d'une vie sociale avec juste ce qu'il faut d'agressivité et d'esprit de compétition, dans le respect de l'autre. Un enfant unique devient-il nécessairement égoïste, solitaire ou triste ? A l'inverse, se sent-il davantage sûr de lui ou mieux aimé ? Quelles raisons poussent les parents à ne vouloir qu'un seul enfant ? Les témoignages croisés des enfants et parents abordent successivement les thèmes de la décision d'avoir ou non un enfant unique, la question de la vie sociale et la question des préjugés face à leurs situations. Ce programme est encadré par une émission présentée par Aude Spilmont, consacrée au thème : Etre enfant unique. Contrôle des naissances, divorces et séparations, évolution des modèles familiaux... Aujourd'hui, en France, 10 % des enfants sont des enfants uniques. De plus en plus souvent, il s'agit d'un choix des parents, plutôt que d'une fatalité. Ce n'est pas une décision toujours facile à assumer, au vu des nombreux préjugés qui entourent encore l'enfant unique. Pourquoi certaines familles choisissent-elles de ne faire qu'un seul enfant ? S'agit-il le plus souvent d'un choix ? Y a-t-il un profil particulier d'enfant unique ? A quoi doit-on veiller particulièrement lorsqu'on est parent d'enfant unique ? Pour débattre autour de ces questions et accompagner le documentaire, Aude Spilmont reçoit Danièle Laufer, journaliste et auteur spécialisée sur les questions de familles et de psychologies, Annick Philip, directrice de halte-garderie et Nastassia Cougoulat, enfant unique âgée de 19 ans témoigneront de leur quotidien et dialogueront avec notre invitée. Un programme édité par CAP CANAL

Êtes-vous en règle de trois ?

De Fanny Clément

1h00min01

Elle avait depuis longtemps disparu des manuels et voici que, telle une formule magique échappée du "bon vieux temps", la règle de trois fait son retour dans les programmes de l'école primaire, au niveau CM1 et CM2. Nos parents et grands-parents s'en souviennent encore avec émotion et pourtant certains d'entre eux sont aujourd'hui bien incapables de s'en servir. Or, derrère cette fameuse et populaire règle de trois, c'est un pan essentiel de l'enseignement des mathématiques qui est en jeu : celui de la proportionnalité, présente dans un bon nombre de problèmes de la vie courante comme les échanges de monnaie, les recettes de cuisine, les prix, les pourcentages, les échelles, les agrandissements... Jusqu'alors, comment la proportionnalité était abordée à l'école élémentaire ? Pourquoi la règle de trois avait-elle justement été abandonnée au profit d'autres méthodes ? Sa réintroduction va-t-elle révolutionner l'enseignement de la proportionnalité?Comment les enseignants vont-ils réagir et s'adapter aux nouvelles instructions officielles Pour répondre à ces questions, ce documentaire donne la parole à Roland Charnay, ancien formateur et auteur de manuels de mathématiques pour le primaire, qui, avant tout, revient sur l'histoire de l'enseignement de la proportionnalité et montre comment ce dernier a évolué avec les transformations de l'école et de la société.Ce programme est encadré par une émission animée par Philippe Meirieu, et conscrée au thème : "Apprendre les mathématiques à l'école primaire".Pour certains, l'enseignement des mathématiques fait partie des mauvais souvenirs d'école, pour d'autres, elles ont été très vite une forme d'activités ludiques;Quels sont les enjeux de l'apprentissage des mathématiques en primaire ? Pourquoi cette discipline inquiète-t-elle tant ? Les mathématiques, est-ce une discipline "utilitaire" ? Comment susciter le désir de faire des mathématiques ? Les mathématiques ne sont-elles pas aussi un outil pour éduquer à la citoyenneté ?Pour débattre autour de ces questions, Philippe Meirieu accueille :Denis Guedj, mathématicien et écrivain de nombreux ouvrages mettant en scène les mathématiques,Thierry Dias, formateur et chercheur en didactique des mathématiques,Sylvie Maternn, enseignante stagiaire en formation,et Carla Frison, danseuse et chorégraphe en tant qu'invitée venu d'ailleurs. Un programme édité par CAP CANAL

L'heure du berger

De Pierre Creton

38min58

Pierre Creton habite la maison d'un ami décédé il y a sept ans. Son film recoud l'aujourd'hui à cet avant la mort sur un mode fantastique.