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Les 100 citations de la philosophie - « Que sais-je ? » n° 4016

Laurence Devillairs

128 pages.Les philosophes ont du style. On l’oublie ou on l’ignore, imaginant que pour être rigoureuse, la pensée doit renoncer à la beauté. Au contraire, inventeurs de concepts, les philosophes sont aussi des séducteurs, des manipulateurs, des provocateurs, des conteurs. Ils enferment en de simples formules leurs plus grandes idées. Simples mais pas immédiates : ce qui semble évident ne l’est qu’au terme d’une longue réflexion.« Connais-toi toi-même », « L’enfer, c’est les autres », « Ôte-toi de mon soleil », « Je pense donc je suis », « L’homme est un loup pour l’homme », « Que sais-je ? »... en proposant 100 citations de philosophes et en les commentant, Laurence Devillairs nous invite à une promenade philosophique au gré de phrases célèbres ou à découvrir. De citation en citation se dessine ainsi une brève histoire de la philosophie. À lire également en Que sais-je ?...'La philosophie', André Comte-Sponville'Les 100 mots de la philosophie', Frédéric Worms

René Descartes - « Que sais-je ? » n° 3967

Laurence Devillairs

128 pages.La philosophie cartésienne se décline en un refrain tranquille : « je pense, donc je suis », la méthode, le doute, le triomphe de la raison, Dieu lui-même soumis à la logique de l’entendement et toutes les passions domestiquées. Ce refrain semble même être devenu celui de la nation française toute entière : y a-t-il un autre philosophe auquel il soit fait aussi couramment référence ? Mais ce « cartésianisme » que la tradition a retenu n’est justement pas cartésien.À rebours de nos a priori sur Descartes, Laurence Devillairs souligne le caractère inclassable de sa philosophie : Descartes revendique le droit de la raison à s’exercer librement mais il se définit aussi comme « philosophe chrétien » ; il déclare l’homme capable de connaître l’essence même de Dieu mais en affirme l’irréductible incompréhensibilité ; il rétablit les droits de l’âme contre toute confusion avec le corporel mais fait de l’homme l’union intime d’un corps et d’un esprit. Ainsi se fait jour le portrait d’un maître à penser sans réel disciple, critique de la philosophie de l’École, désireux de voir le cartésianisme enseigné au titre de philosophie officielle, premier philosophe de la modernité et meilleur théologien de son siècle. Descartes n’a d’autre école que la sienne.