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Contentieux TVA : @si dépose une question prioritaire de constitutionnalité

Daniel SCHNEIDERMANN

Chose annoncée, chose faite. Après le rejet par le Tribunal Administratif de notre recours contre notre redressement TVA, nous avions fait appel. Ceux qui ont suivi toute l'histoire s'en souviennent. Pour donner davantage de poids à cet appel, et lui assurer le plus grand impact possible, nous avons souhaité depuis le début l'assortir d'une question prioritaire de constitutionnalité, ayant vocation à être soumise au Conseil constitutionnel. Notre avocat, Me Eric Babaud, la déposera dans...

On n'a pas fini de rire - Quelques mots à ma nouvelle famille

Daniel SCHNEIDERMANN

55 pages. « C’est grave, docteur ? Depuis le 7 janvier, j'ai des symptômes étranges. Il m’a fallu quelques semaines pour nommer mon mal : j’ai mal à la liberté d’expression. Je ne savais pas qu’on pouvait encore souffrir par là, en France, en 2015. La liberté d’expression, cette vieille lune. Je ne la respectais plus beaucoup. On a tellement abusé d’elle. Sous sa noble bannière, j’ai toujours vu défiler la dérision généralisée, la haine islamophobe ou antisémite, qui se répondent si bien, toute cette pacotille de rires enregistrés et d’applaudissements de commande, que le système médiatique nous vend pour le comble de l’insolence. Il n’a fallu que quelques secondes pour que se retourne ma géographie. » Après le choc Charlie Hebdo, Daniel Schneidermann, fondateur du site Arrêt sur images, raconte ici comment cet événement a bouleversé son rapport à la liberté d'expression, à la laïcité, à l'école, à la justice, aux politiques. Et bien sûr, aux media. En éclaireur, il explore les tiraillements et les effondrements intimes de beaucoup d'entre nous.​

"Jours les plus sombres devant nous" (Trévidic, septembre 2015)

Daniel SCHNEIDERMANN

Dans une interview accordée à Paris Match en septembre dernier, l'ex-juge antiterroriste Marc Trévidic estimait que "la guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé". Une interview à relire, au lendemain des attentats qui ont fait au moins 120 morts à Paris. "La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités, estimait Marc Trévidic en septembre dernier. Ensuite, il est clair que nous sommes particulièrement vulnérables du fait de...

TVA : soutenez @si, et @si (ou l'Etat) vous le rendra !

Daniel SCHNEIDERMANN

C'est fait. Notre recours a été rejeté. Je parle de notre recours devant le Tribunal Administratif de Paris, contre les redressements fiscaux dont nous avons fait l'objet, pour nous être appliqués la TVA à 2,1%. Je vous en avais parlé ici et ici. La décision de rejet est ici. Même si nous pouvions nous y attendre, nous voici donc en grand péril. Depuis la création du site en 2008, et sa reconnaissance officielle comme service de presse en ligne en 2009, nous nous sommes appliqués la...

Eolas, et autres dédoublés de Twitter

Daniel SCHNEIDERMANN

Deuil national dans la principauté des gazouillis : Eolas a suspendu son compte Twitter. Condamné pour diffamation et injure, à la suite d'un tweet scatologique nocturne, et d'une accusation un peu hasardeuse contre des cyber-réacs, l'avocat-blogueur, habitué de nos plateaux, a suspendu son compte sans explication. En tête du cortège des esseulés, Pascale Robert-Diard, du Monde (nous les avions reçus ensemble, ça ne nous rajeunit pas) veut penser qu'il reviendra. Prions. A la vérité...

Les violences visibles, et les autres

Daniel SCHNEIDERMANN

Le visible et l'invisible. Deux violences dos à dos. La violence physique visible, télégénique, médiatisée, exercée sur deux dirigeants d'Air France, contre la violence sociale invisible de 2900 suppressions de postes envisagées dans la compagnie. Toujours la même opposition, irréductible. Toujours ce même ping pong intérieur, des deux violences : par laquelle suis-je, devrais-je être le plus indigné ? Pourquoi celle-ci me laisse-t-elle plus indifférent que celle-là ? Puis-je m'...

Ruquier, quand la maison brûle...

Daniel SCHNEIDERMANN

L'affaire Morano a fait une victime supplémentaire : Laurent Ruquier se sent coupable. Il l'a dit dans son émission de radio. Si l'on comprend bien, il est davantage malheureux pour Morano elle-même, que d'avoir offert une tribune à Morano, et d'avoir empoisonné le débat politique français pendant une semaine. Il se sent coupable, parce qu'il "aime bien" Nadine Morano. Malheureux garçon. Il avait invité Morano, mais surtout pas pour qu'elle fasse du Morano. Il croyait qu'elle parlerait ...

Race blanche : oui, c'était De Gaulle. Mais...

Daniel SCHNEIDERMANN

Comment est-ce possible ? Le général ne peut pas avoir dit une chose pareille ! Tout à sa volonté d'extirper l'ignominie moranienne, le concert conteste la citation de De Gaulle sur la "race blanche", sur laquelle Nadine Morano s'est appuyée, comme le FN avant elle. Et d'expliquer que cette citation est douteuse, puisqu'extraite du livre d'Alain Peyrefitte, C'était De Gaulle, recueil de propos tenus en privé par le général à son jeune ministre de l'Information. En l'occurrence, ...

Morano, et sa marionnettiste Barma

Daniel SCHNEIDERMANN

Quatre jours durant, on résiste. On se dit, non, pas elle, pas encore. Quatre jours on résiste à foncer dans le piège de l'indignation promotionnelle, sur la dernière sortie de Nadine Morano, chez Ruquier, à propos de la France, pays de "race blanche". Consacrer du temps, de l'énergie, de l'espace, à s'indigner de la sortie raciste de Morano, à recenser les réactions, à déplorer l'absence de réactions, c'est nourrir les débats low cost qui polluent la scène médiatique. Et puis le...

Bolloré : retour sur un débat de France Culture

Daniel SCHNEIDERMANN

Ai-je eu raison d'aller débattre à la Matinale de France Culture, l'autre semaine, avec Agnès Verdier-Molinié ? Nos amis d'Acrimed s'interrogent (gentiment). Ai-je eu raison d'accepter, en compagnie de l'économiste Julia Cagé, une invitation à débattre du cas Bolloré avec la directrice du think tank de droite libérale IFRAP ? Pour répondre, il faut entrer dans les coulisses de la préparation de cette émission. L'équipe de Guillaume Erner, animateur des Matinales, a eu quelque mal ...

Le week-end des détendus

Daniel SCHNEIDERMANN

Ils sont à l'aise, diserts, sympas, parfaitement "détendus", comme dirait Maïtena Biraben. Ils sont chez eux sur les plateaux des talk-shows du week-end. Et jeunes, oh oui. "J'ai 27 ans", proclame chez Ruquier Geoffroy Lejeune (!), rédacteur en chef du service politique de Valeurs Actuelles. "Quand je suis née, en 1991, vous conseilliez François Mitterrand depuis dix ans", lance à Attali Eugénie Bastié, journaliste au site du Figaro, sur le plateau de Taddei. Lejeune vient d'écrire un ...

Bolloré : et maintenant, Maïtena Biraben...

Daniel SCHNEIDERMANN

Et Bolloré, encore. Croyez-moi si vous voulez, on aimerait bien, ici, parler d'autre chose que de la conquête de Canal+ par Bolloré. Des censures des enquêtes dérangeantes pour les amis de Bolloré, du cynisme de Bolloré qui va "créer un comité d'éthique" à Canal+ (défense de rire), ou des journaux de Bolloré qui font l'éloge des émissions de Bolloré. On est au bord de la bollobsession. Et là-dessus, voilà Maïtena Biraben, icône de l'Empire, choisie par Bolloré en personne ...